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La revue technique consacrée à la gestion résiliente
des espaces forestiers et naturels

 4 numéros par an, 80 pages au format A4, couleur

 Des contenus adaptés aux préoccupations larges des gestionnaires forestiers et des espaces naturels

 Un triple niveau de lecture : découverte (la porte d’entrée plus accessible), technique (la recherche mise à disposition des gestionnaires) et pratique (du concret, directement utile sur le terrain)

 Des focus qui concentrent l’essentiel des articles : résumés, points forts, tableaux, figures et encarts

 Plus d’articles, de photos et d’infographies pour une meilleure lisibilité

 Des trucs et astuces : indicateur d’accessibilité et de durée de lecture, tags/verbo et bibliographie renforcée pour ceux qui veulent approfondir le sujet sur foretnature.be

 

FO151

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Sommaire du n° 151 (avril-juin 2019)

  

Ateliers forestiers de Forêt.Nature. Programme de formations 2e semestre 2019.

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Bilan des projets LIFE et focus en Wallonie

Le programme LIFE a joué un rôle essentiel dans les efforts déployés par les États membres de l’Union européenne pour désigner et mettre en place la gestion des sites Natura 2000 terrestres. Aujourd’hui, il joue un rôle tout aussi crucial dans la définition des zones marines.

 

Préservation de sites archéologiques en forêt. L’exemple du camp fortifié néolithique de Boitsfort-Étangs et du site de Deux Tertres en forêt de Soignes

Stéphane Vanwijnsberghe

En forêt, le couvert forestier a permis de préserver les vestiges archéologiques jusqu’à aujourd’hui. On pourrait être tenté de laisser la végétation s’y développer sans intervenir. Elle peut néanmoins amener des dommages irréversibles liés au développement des racines ou à la survenance de chablis. La végétation doit être gérée. D’autres menaces pèsent sur les sites archéologiques comme la faune et une fréquentation non-contrôlée du public.

Le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale vient d’adopter, en sa séance du 4 avril 2019, le nouveau plan de gestion de la forêt de Soignes qui comprend plusieurs plans de gestion particuliers dont les plans de gestion des réserves archéologiques. Ils détaillent les actes et travaux autorisés afin de préserver ces sites archéologiques pour les générations futures.

 

Comment enrayer l’érosion continue de la biodiversité ? Observations issues d’une lecture de l’Évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques de l’IPBES

Yann Laurans, Aleksandar Rankovic

Le rapport montre que l’effondrement de la biodiversité terrestre est en premier lieu dû aux changements d’utilisation des sols occasionnés par l’agriculture, en lien, notamment, avec l’augmentation de la consommation de produits animaux. Pour les océans, c’est la pression de la pêche qui est la cause principale de déclin. Cela suggère d’adopter des engagements concernant le système agroalimentaire.

Les progrès politiques enregistrés concernent surtout l’adoption de textes, dont l’application fait défaut, ce qui plaide pour transférer une partie de l’attention politique vers leur mise en œuvre concrète.

« Peuples autochtones et les communautés locales », dont l’Évaluation mondiale démontre l’importance numérique et le rôle majeur dans le maintien de la biodiversité. Cela suggère de concevoir des modes de développement économique et social qui les protègent et s’appuient sur eux.

Les négociations à venir pour le renouvellement du cadre post-2020 de la CDB pourraient aborder la question d’objectifs ciblant, notamment, l’alimentation et l’agriculture. C’est aussi le cas des négociations de l’Organisation mondiale du commerce sur les subventions à la pêche, ainsi que les négociations sur la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable.

 

« Tant que le loup n’y est pas… ? » Dialogue multidisciplinaire autour des nouvelles coexistences humains/non-humains : comment négocier l’arrivée du loup en Wallonie ?

Vinciane Schockert, Dorothée Denayer, Alix Hubert, Anne-Laure Geboes, Charlotte Bréda, Anthony Khöler

 

Et de trois…

Violaine Fichefet, Vinciane Schockert, Alain licoppe

La présence de trois loups en Wallonie est confirmée par le Réseau Loup composé d’une trentaine de membres représentants les acteurs de la ruralité (chasseurs, naturalistes, éleveurs, scientifiques et DNF) formés et encadrés par le SPW (DEMNA). Son rôle : objectiver la présence du loup et communiquer avec transparence et sérénité les informations validées par les spécialistes. Les analyses ADN (poils, déjection, salive) sont confiées à un laboratoire ce qui garantit une certitude absolue. À l’inverse, les observations visuelles avec ou sans photos et vidéos sont des éléments importants mais parfois difficilement objectivables. Le travail consiste donc souvent à trouver, sur les sites d’observations « suspectes », des éléments à soumettre au test ADN.

 

Dégâts de blaireau en culture de maïs sur pied en Wallonie : un « épi- » phénomène ?

Vinciane Schockert, Clotilde Lambinet, Roland Libois

En 2012, les dégâts causés par le blaireau dans les cultures de maïs en Région wallonne ont atteint des seuils impressionnants. Pourtant, à la lumière des travaux réalisés par l’Unité de Recherches zoogéographiques de l’Université de Liège pour le Service public de Wallonie, il a été démontré que des niveaux de dommages aussi élevés étaient irréalistes en regard de l’effectif wallon de blaireaux, de leur organisation sociale par domaine vital et des capacités biologiques chez cette espèce (ration alimentaire journalière par individu).

Aussi, pour améliorer tant les connaissances de terrain que les processus d’expertise de dégâts, des comptages exhaustifs ont été menés en vue de proposer une méthodologie d’estimation standardisée des dommages et de nombreuses formations ont été dispensées à tout un panel d’acteurs (agents DNF, experts actifs, candidats-experts) au cours des six dernières années. Au final, ces travaux ont contribué :
• à documenter très précisément le potentiel déprédateur du blaireau ainsi que celui du sanglier ;
• à établir un indicateur annuel du niveau de dommage par parcelle de ces deux espèces de la faune sauvage ;
• à renforcer le pool d’experts disponibles pour la réalisation d’estimation de dommages en Région wallonne en collaboration avec l’asbl Fourrages Mieux et la Direction de la Nature (DNF) ;
• et enfin, à diminuer considérablement les indemnisations pour dégâts de blaireau dues annuellement aux exploitants agricoles en Wallonie.

Références à télécharger/consulter

0iconweb 1. AGW (1998). Arrêté du Gouvernement wallon relatif à l’indemnisation des dommages causés par certaines espèces animales protégées (8 octobre 1998).

0iconweb 3. État de l’Environnement Wallon (2016). etat.environnement.wallonie.be

 

Le traitement phytosanitaire du bois dans le cadre de la prévention des invasions biologiques

Jean-Marc Henin, Benoit Jourez, Jacques Hébert

Les invasions biologiques constituent une menace de premier ordre pour les forêts du monde entier. Leur intégrité et leur persistance peuvent être mises à mal par l’introduction fortuite d’espèces exotiques envahissantes. Nombre de ces dernières ont été et sont encore potentiellement disséminées d’un continent à l’autre via divers produits en bois, parmi lesquels on peut citer les bois d’emballage ou les plaquettes de bois (chips). Dans ce contexte, le Laboratoire de Technologie du Bois (LTB) et l’Axe de Gestion des Ressources forestières de Gembloux Agro-Bio Tech (GABT) ont contribué à la mise au point de processus originaux de traitement phytosanitaire du bois. S’appuyant notamment sur un élevage de capricornes des maisons (Coléoptère longicorne) unique en Belgique, les recherches décrites ici ont permis d’améliorer la compréhension du chauffage par micro-ondes de palettes et de valider, en collaboration avec un partenaire industriel wallon, un four de traitement de plaquettes de bois. L’importance économique du secteur de l’emballage est telle que la production annuelle de palettes en bois est considérée comme un indicateur de l’activité marchande d’un pays ou d’une région. Par ailleurs, qu’elles soient destinées à la production de papier, de panneaux ou d’énergie, l’importance des mouvements intercontinentaux des plaquettes en bois est à la mesure du risque phytosanitaire qu’elles représentent. Ainsi qu’en atteste leur intégration dans les normes internationales, les résultats présentés ici ont une portée qui dépasse largement les frontières de la Wallonie.

Références à télécharger/consulter

0reader icon special 2. Branquart E., Caignet I., Prévot C., Bizoux J.-P. (2016). Les espèces exotiques envahissantes : un nouveau défi pour la Wallonie et pour l’Europe. Cellule inter-départementale Espèces invasives, DGO3, Service Public de Wallonie, 80 p.

0reader icon special 6. Commission européenne (2016). Espèces exotiques envahissantes. Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg. 28 p.

0reader icon special 8. Dwinell L.D., Nickle W.R. (1989). An Overview of the Pine Wood Nematode Ban in North America. USDA Forest Service, Gen. Tech. Report SE-55.

0reader icon special 9. FAO (2016). Normes Internationales pour les Mesures Phytosanitaires n° 28 (NIMP28) : Traitements phytosanitaires contre les organismes nuisibles réglementés. 16 p.

0reader icon special 10. FAO (2018). Normes Internationales pour les Mesures Phytosanitaires n° 15 (NIMP15) : Réglementation des matériaux d’emballage en bois utilisés dans le commerce international. 26 p.

0reader icon special 20. Lamers P., Marchal D., Schouwenberg P.-P., Cocchi M., Junginger M. (2012). Global wood chip trade for energy. IEA Bioenergy, Task 40, Sustainable International Bioenergy trade, 24 p.

0reader icon special 21. Leal I., Allen E., Humble L., Sela S., Uzunovic A. (2010). Phytosanitary risks associated with the global movement of forest products : A commodity-based approach. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Information Report BC-X-419. 43 p.

0reader icon special 22. Loope L.L., Howarth F.G. (2002). Globalization and pest invasion : where will we be in five years ? Proceedings of the 1st International Symposium on Biological Control of Arthropods, Honolulu, Hawaii, USA, 14-18 Jan. 2002.

0reader icon special 24. Meier F., Engesser R., Forster B., Odermatt O., Angst A., Hölling D. (2015). Protection des forêts. Vue d’ensemble 2014. WSL Berichte 25, Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), Birmensdorf, Suisse.

0reader icon special 25. OEPP (Organisation Européenne de Protection des Plantes) (2015). EPPO Technical Document 1071 : Study on wood commodities other than round wood, sawn wood and manufactured items. EPPO, Paris, 38 p.

0reader icon special 26. Pinon J., Feugey L. (1994). La graphiose de l’orme : une maladie dévastatrice à causes bien identifiées. Revue Forestière Française 46(5) : 422-430.

0reader icon special 31. Vanderhoeven S., Branquart E., Grégoire J.-C., Mahy G. (2007). Les invasions biologiques. Forêt Wallonne 89 : 24-43.

  

Portfolio. NOIR FLOHAY, le royaume déchu…

Eddy et François Remy

  

Parutions 

Ouvrages ou synthèses à télécharger 

0iconweb Rendez-Vous techniques n° 57. Office National des Forêts, 57 p.

0iconweb Aide à la gestion des milieux de grande valeur biologique en Haute-Ardenne. LIFE Ardenne liégeoise, 64 p.

0iconweb Baromètre économique 1er trimestre 2019. Office Économique Wallon du Bois, 5 p.

0iconweb La lettre d’info de l’OWSF n° 6. Observatoire Wallon de la Santé des Forêts, 58 p.

0iconweb Relocaliser la filière bois française : une bonne idée pour le climat. I4CE, 32 p.

0iconweb Human health and sustainable forest management. Forest Europe, 166 p.

 

 

 

La revue FORÊT.NATURE est réalisée avec le soutien de l’Accord-cadre de recherches et vulgarisation forestières.

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