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Forêt Wallonne n° 93 (mars/avril 2008)

ACTES DU COLLOQUE : « SYLVICULTURES D'ARBRE : QUELQUES OUTILS DE GESTION », NAMUR, 6 DÉCEMBRE 2007

 

coverFW93Sylviculture proche de la nature : contrôle et suivi, quels sont les besoins ?

Cet article fait le point sur les mesures Pro Silva et pose la question des outils les moins coûteux nécessaires au contrôle et au suivi de ces futaies pour leur aménagement et pour leur gestion quotidienne.

Les objectifs de Pro Silva sont de « produire du bois de qualité à moindre coût tout en respectant l’écosystème forestier ». D’une manière plus précise, voici les mesures qui sont importantes à respecter :

  • tendre vers une futaie irrégulière et mélangée à dominance d’essences autochtones ;
  • atteindre ou maintenir un capital sur pied optimum ;
  • prélever l’accroissement ;
  • récolter pied par pied les gros bois de qualité, prioritairement lorsqu’ils ont atteint leur dimension d’exploitabilité ;
  • axer la production sur les gros bois de qualité ;
  • veiller à l’espace nécessaire et au positionnement des arbres de valeur ;
  • régénérer naturellement autant que possible ;
  • éduquer les semis à l’abri et favoriser les processus naturels d’élagage ;
  • privilégier les essences autochtones et leur diversité ;
  • respecter les phénomènes de succession des essences pionnières aux essences d’ombre. Rechercher également la production de gros bois de qualité dans ces essences pionnières ;
  • maintenir des arbres à forte valeur écologique ;
  • veiller particulièrement à protéger les sols et les arbres lors des exploitations.

Les inventaires, eux, doivent permettre de rencontrer les trois aspects de l’aménagement – définition des objectifs ; estimation du capital sur pied et de l’accroissement ; prévisions des recettes et dépenses – tout en respectant l’esprit de Pro Silva : minimalisation des coûts et recherche des résultats strictement utiles.

Auquière P., Baar F., Van Driessche I. [2008]. Sylviculture proche de la nature : contrôle et suivi, quels sont les besoins ? Forêt Wallonne 93 : 3-8.

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Méthode d’inventaire forestier à l’arbre près par télédétection aérienne et satellitaire

Les récents développements des technologies de télédétection offrent de nouvelles perspectives dans le domaine de l’inventaire forestier. Ainsi, à partir d’images aériennes couleurs comprenant également l’infra-rouge, il est possible à l’aide de logiciels de traitement d’images :

  • d’identifier les cimes, ce qui permet d’effectuer des comptages de tiges, des estimations de diamètres et de fermeture de couvert en distinguant les essences ;
  • d’estimer des hauteurs dominantes, des stades de croissance ou des volumes sur pied.

Au cours d’une expérience menée sur un site pilote, 84 % des cimes ont été correctement classifiées entre les huit essences présentes avec, dans le cas des résineux, 95 % de réussite.

Le nombre de tiges relevées par inventaire total était de 5 % supérieur au résultat obtenu par voie aérienne. Dans le domaine des estimations dendrométriques, les différences sont de 10 à 20 % mais seulement de 5 % si on se limite au résineux. Ces performances devraient encore s’améliorer avec le temps.

Bemelmans V., Desclée B. [2008]. Méthode d’inventaire forestier à l’arbre près par télédétection aérienne et satellitaire. Forêt Wallonne 93 : 9-14.

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Utilisation des données d’inventaires complets pour la gestion des futaies feuillues irrégulières

Pauwels D. [2008]. Utilisation des données d’inventaires complets pour la gestion des futaies feuillues irrégulières. Forêt Wallonne 93 : 15.

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Les inventaires forestiers en futaie feuillue : quelles méthodes pour quels objectifs ?

L’article expose les principes d’une méthode de caractérisation des peuplements irréguliers par inventaire. À la base, les observations et mesures qui sont récoltées concernent la dimension des arbres sur pied mais également leur caractérisation sur le plan de la qualité, de la présence de dégâts et de l’état sanitaire. Mais cette méthode est modulable en fonction des nécessités et demandes.

Les arbres mesurés sont sélectionnés au sein de petites surfaces circulaires de quelques ares (maximum 10), situées sur une maille régulière. La densité de celle-ci varie d’une placette par hectare à une placette par 8 à 10 hectares. Bien entraînée et dotée d’un matériel performant, une équipe peut installer et récolter les données de dix à vingt-cinq placettes par jour.

Les résultats fournis par la méthode sont des estimations de paramètres globaux ou moyens, des tableaux de fréquence, des graphiques.

Les deux limites principales de la méthode sont la réalisation d’inventaire sur de faibles étendues (en dessous de 20 à 50 hectares) et la recherche d’informations relatives à des objets ou éléments rares.

Lejeune P., Gheysen T., Rondeux J. [2008]. Les inventaires forestiers en futaie feuillue : quelles méthodes pour quels objectifs ? Forêt Wallonne 93 : 16-24.

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Aspects financiers et perspectives économiques de la méthode « Qualification-Dimensionnement »

La stratégie QD (Qualification-Dimensionnement) tient le pari qu’il est plus rentable de concentrer les investissements et revenus sur un nombre limité d’arbres de qualité exceptionnelle. L’auteur nous proposes trois cas de figure illustrant cela.

Le premier exemple concerne le hêtre avec une comparaison entre les résultats financiers attendus par une sylviculture traditionnelle et QD. Si l’exploitation est fixée à 115 ans, les recettes nettes de QD seraient deux fois plus importantes que celles de la sylviculture traditionnelle.

Dans un second exemple, l’auteur aborde l’épicéa. Il se réfère pour cela aux prix obtenus pour les épicéas de très haute qualité en 2006 ; selon les dimensions, de 220 euros/m3 à 579 euros/m3, alors que l’épicéa qualité charpente se situe toujours à 80 euros/m3 quelque soit son diamètre (minimum 25 cm au milieu).

Enfin, l’auteur démontre également que les hêtres qui ont évolué en sous-étage pendant quelques dizaines d’années n’en restent pas moins très économiquement performants dès que l’on peut leur faire de la place.

Wilhelm G. J. [2008]. Aspects financiers et perspectives économiques de la méthode « Qualification-Dimensionnement ». Forêt Wallonne 93 : 25-33.

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La valeur potentielle comme outil d’aide à la gestion des peuplements irréguliers

Pour différentes raisons, il peut être utile d’estimer la valeur d’un peuplement ou d’un arbre à un moment relativement éloigné d’un terme d’exploitabilité fixé, entre autres dans le cas de la vente d’une propriété. À ce moment, l’arbre ou le peuplement ne peut pas être simplement estimé à sa valeur de vente sur le marché. En effet, celle-ci est souvent dérisoire alors que les investissements déjà consentis (en temps et en argent) sont non négligeables. Il importe donc que ceux-ci soient intégrés lors de l’estimation. On parle de valeur d’avenir.

Mais, si la valeur d’avenir convient aux peuplements équiennes, elle ne peut être appliquée à la futaie irrégulière. D’une part, l’âge d’exploitabilité des arbres y est a priori inconnu et d’autre part, la valeur de vente des bois est extrêmement variable.

La valeur potentielle a été définie pour répondre aux problèmes spécifiques de la futaie irrégulière. Il s’agit de la valeur (capital) qui fournit un gain annuel mesuré (accroissement en valeur annuel) pour un taux fixé. Le gain annuel est calculé sur base de l’accroissement annuel et le taux fixé selon la potentialité de la propriété et les objectifs du gestionnaire.

Cette notion de valeur potentielle amène de nombreuses réflexions en termes de gestion quotidienne ou financière d’un peuplement. Ainsi, elle détermine le moment idéal pour l’exploitation d’un bois ou les aspects qualitatif d’un martelage. Enfin, elle permet une analyse plus fine et plus pertinente du bilan économique.

Bruciamacchie M., Bailly M., Schneider J.-B. [2008]. La valeur potentielle comme outil d’aide à la gestion des peuplements irréguliers. Forêt Wallonne 93 : 34-43.

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Le réseau AFI en Région wallonne. Bilan dendrométrique, sylvicole, économique et écologique de trois futaies irrégulières

À la faveur du projet Interreg « Coopération pour un Renouveau Sylvicole », trois futaies irrégulières, gérées par la Division de la Nature et des Forêts, ont rejoint le réseau de parcelles de référence AFI. La description des peuplements concernés et les premiers enseignements de ces parcelles sont livrés dans cet article.

Le réseau AFI, initié en 1991, regroupe quatre-vingt parcelles de référence. Les objectifs précis de ce réseau sont de plusieurs ordres :

  • caractériser sur les plans économique, sylvicole et dendrométrique la gestion pratiquée en peuplement irrégulier ;
  • montrer que le traitement en futaie irrégulière est applicable dans des situations très diverses ;
  • permettre de suivre les réactions aux interventions sylvicoles d’une variété de peuplements dans des stations différentes ;
  • vérifier que l’utilisation de la dynamique végétale spontanée entraîne une réduction des coûts tout en permettant une amélioration des recettes et du capital producteur ;
  • caractériser, par des données économiques et dendrométriques chiffrées, les exemples de forêts irrégulières les plus pédagogiques ;
  • mieux cerner les seuils minima et maxima de matériel optimum pour un bon fonctionnement des futaies irrégulières ;
  • assurer une circulation de l’information concernant les questions encore posées et les solutions.

Les parcelles de référence situées en Région wallonne sont très différentes les unes des autres en termes d’essences et de stations. Deux parcelles feuillues : une hêtraie-chênaie sur sols acides (Bois du Beau Mousseau, cantonnement de Wellin) et une feuillue mélangée sur sols riches (Forêt communale de Rouvroy, cantonnement de Virton). La troisième parcelle, résineuse, est constituée principalement de douglas et d’épicéa et se situe sur des sols bruns acides d’Ardenne (Forêt domaniale du Grand Bois, cantonnement de Vielsalm).

Bruciamacchie M., Tomasini J., Baar F. [2008]. Le réseau AFI en Région wallonne. Bilan dendrométrique, sylvicole, économique et écologique de trois futaies irrégulières. Forêt Wallonne 93 : 44-56.

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