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Forêt Wallonne n° 89 (juillet/août 2007)

coverFW89Position clé des coopératives forestières et des opérateurs forestiers pour la mobilisation du bois-énergie

Les objectifs énergétiques européens de 2020 sont les suivants : réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre et augmenter de 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique.

Pour atteindre ces objectifs, la biomasse forestière est amenée à occuper une place prépondérante : des quantités supplémentaires de bois-énergie devront donc approvisionner le marché, tout en préservant la biodiversité forestière, la qualité du sol et celle de l’eau.

De nombreux pays européens, comme la France ou la Belgique, ont mis en place des plans nationaux et/ou régionaux « bois-énergie et développement rural/local », qui récoltent des informations précises sur l’offre et la demande en matière de bois-énergie et planifient des réponses possibles pour l’ensemble d’un pays ou d’une région. Deux acteurs ont une place importante pour la réalisation de ces plans : les coopératives forestières et les producteurs de plaquettes forestières. Les coopératives sont au cœur de la filière bois. Reposant sur un partenariat public/privé, elles favorisent le regroupement de propriétaires forestiers et permettent une meilleure structuration de l’offre, une gestion territoriale cohérente et durable. Elles permettent également de coordonner l’offre et la demande, de constituer un réseau d’acteurs de la filière bois-énergie, de regrouper les lots de bois disponibles en forêt privée et public et de centraliser la sous-traitance (broyage, transport, etc.).

Les producteurs de plaquettes forestières quant à eux ont un rôle stratégique. Ces entreprises s’occupent de broyer, transporter, stocker, livrer. Les broyeurs devant avoir de grands rayons d’approvisionnement (150 km) pour être rentables, les producteurs doivent négocier les meilleures conditions d’exploitation possibles avec les propriétaires. Si les propriétaires veulent rentabiliser la productivité de leur forêt grâce aux plaquettes, ils doivent travailler avec ces deux acteurs : les coopératives pour optimiser l’offre, les producteurs pour répondre à la demande.

En Belgique, peu de projets communaux bois-énergie ont actuellement vu le jour. Le propriétaire vend directement les plaquettes aux clients, des particuliers principalement car les communes sont peu demandeuses, le producteur de plaquettes jouant le rôle de l’intermédiaire.

Pourtant, le regroupement de propriétaires forestiers et la collaboration entre groupements et producteurs sont impératifs si on veut mieux valoriser le capital forestier. Des exemples existent en Europe, notamment en France, dans le Vercors, et fonctionnent. Des exemples à suivre…

Budniok M.-A., du Parc R. [2007]. Position clé des coopératives forestières et des opérateurs forestiers pour la mobilisation du bois-énergie. Forêt Wallonne 89 : 3-6.

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Vue du ciel et patrimoine naturel : accès à la nouvelle application cartographique

La cellule cartographique du Ministère de la Région wallonne a récemment mis en ligne une nouvelle application informatique permettant à chacun de localiser les éléments de notre patrimoine naturel sur fond cartographique ou photographie aérienne : cartocit1.wallonie.be/pw.

Heyninck C. [2007]. Vue du ciel et patrimoine naturel : accès à la nouvelle application cartographique. Forêt Wallonne 89 : 7-10.

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Les galles des végétaux

Les curieux ont déjà remarqué la présence anormale d’excroissances végétales de formes très variées. Ces bizarreries « architecturales » sont en fait des galles, ou cécidies, tumeurs déclenchées par le développement d’un parasite.

Les galles sont majoritairement présentes chez les végétaux dits « supérieurs », en particulier les angiospermes dont les cécidies hébergent surtout des arthropodes.

Les espèces cécidogènes sont représentées par 15 % d’acariens et 74 % d’insectes. On connaît actuellement 13 000 espèces d’insectes générateurs de galles.

Ces galles sont d’une remarquable spécificité. Chaque espèce parasite n’élira domicile que sur une plante bien précise et uniquement sur une partie de celle-ci : racine, tige, bourgeon, fleur ou feuille, ce dernier choix étant le plus fréquent. C’est le parasite, par l’intermédiaire de son patrimoine génétique, qui est responsable de l’anatomie et de la morphologie de la galle qui l’héberge. D’où la très grande diversité de formes des cécidies et la possibilité d’identifier l’habitant uniquement à partir des caractéristiques de sa galle.

L’initiation de la cécidogénèse n’est pas toujours dévolue à l’œuf. Chez les tenthrèdes, c’est la femelle qui déclenche la formation de la galle : à l’aide de sa tarière dentée, elle introduit son œuf dans les tissus végétaux ainsi que des sécrétions de ses glandes accessoires qui vont activer la croissance végétale.

Souvent, la galle n’est pas occupée uniquement par l’animal qui la crée. Dans une seule cécidie de Biorhiza pallida, par exemple, on a dénombré septante-cinq espèces différentes en plus du propriétaire attitré. Celui-ci pouvant apprécier différemment leur présence. En effet, à côté des commensaux, peuvent également être présents, des prédateurs, des parasites, voire des hyperparasites.

Dabonneville C. [2007]. Les galles des végétaux. Forêt Wallonne 89 : 11-19.

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Mecawood, un parpaing pour construire des maisons en bois

C’est à Cobreville (Vaux-sur-Sûre) qu’a vu le jour la première maison construite avec un nouveau type de brique : le parpaing en bois lamellé-collé, profilé et préforé.

Le brevet pour ce nouveau type de brique a été déposé par la société Mecawood et acheté pour la Belgique et le Luxembourg par l’entreprise de construction TH-Construbois.

Découpée à partir de poutres en lamellé-collé, cette brique offre de multiples avantages :

  • prédécoupée aux dimensions voulues (différentes tailles sont évidemment possibles), son montage est aisé et ne nécessite que peu d’outils sur chantier : une visseuse, un marteau et un niveau ;
  • préforée, elle permet le passage non apparent des gaines techniques ;
  • rapidité du montage ;
  • choix possibles du bois à utiliser pour fabriquer le parpaing ;
  • elle ne nécessite aucun temps de séchage ;
  • elle est posée sur quartier pour éviter le tassement.

Initié il y a trois ans, le brevet de la brique Mecawood a récemment été déposé au niveau international. La jeune société pense exporter son produit vers des pays comme le Chili, l’Australie, la Suède ou le Canada.

Heyninck C. [2007]. Mecawood, un parpaing pour construire des maisons en bois. Forêt Wallonne 89 : 20-23.

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Les invasions biologiques

Depuis des siècles, l’homme a favorisé le déplacement des espèces bien au-delà de leurs capacités de dispersion naturelle. Les plantes de culture, principalement les céréales, ont été introduites en Asie du Sud-Ouest et en Europe du Sud, au Néolithique, il y a 6 000 ans. Toutefois, ce n’est qu’à partir du XVIe siècle, et plus récemment encore avec l’augmentation des transports à longue distance, que d’importantes modifications sont survenues dans la distribution des espèces. L’essor des colonies européennes, de même que le développement des jardins botaniques, de l’horticulture, de l’élevage et de la sylviculture ont également largement contribué à ces mouvements d’espèces. Cette extension considérable des aires de distribution est à l’origine de la problématique écologique majeure que constituent les invasions biologiques.

Les conséquences des invasions biologiquesHuit pour cent des végétaux et 41 % des animaux naturalisés en Wallonie sont repris sur la liste noire établie par le forum belge sur les espèces invasives et ont donc un impact négatif avéré sur l’environnement en Wallonie et dans les régions limitrophes.

Sur base de données obtenues aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie, en Inde, en Afrique du Sud et au Brésil, les coûts économiques engendrés par les invasions biologiques représenteraient environ 5 % de l’économie mondiale.

Une situation alarmante ?

Jusqu’à présent, la problématique des invasions biologiques en Wallonie reste relativement confinée. Toutefois, différents indicateurs montrent que la situation progresse sur le terrain, que de nouvelles espèces invasives apparaissent constamment et qu’un nombre croissant de milieux semi-naturels sont aujourd’hui touchés. Si rien n’est fait, il est évident que le montant de la facture va s’accroître de manière très significative dans les années qui viennent.

Branquart É. [2007]. Les invasions biologiques. Forêt Wallonne 89 : 24-43.

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La conservation des ressources génétiques des ormes

La graphiose inflige de lourdes pertes aux ormaies ouest-européennes depuis près de 90 ans mais avec plus ou moins d’intensité selon l’espèce et la période considérée.

Faut-il pour autant considérer que les ormes européens sont des espèces en voie de disparition ? Non car même si les gros ormes sont devenus rares, de très nombreux jeunes ormes issus de graines ou de rejets subsistent dans les haies, les bois et le long des cours d’eau. Ils seront à leur tour touchés par la graphiose et leur tige principale mourra, mais de nouvelles branches ou d’autres tiges prendront la relève. Certains arbres auront le temps de fleurir et de fructifier. Les plus chanceux ou les plus résistants parviendront même « à passer à travers » l’épidémie. En fait, la question n’est pas de « sauver les ormes » mais de préserver la diversité de leurs ressources génétiques.

Inversement, qu’en est-il des risques de « pollution génétique » causés par l’importation de provenances étrangères résistantes à la graphiose ? Il serait prudent d’éviter l’introduction massive de plants d’origine allochtone car en Espagne et en Italie, où l’espèce asiatique a été largement introduite, on assiste à une hybridation spontanée de l’orme champêtre et de son homologue asiatique…Alors, doit-on imiter Noé en récoltant et mettant en culture un maximum de boutures récoltées sur un maximum d’individus différents, ou plutôt suivre Darwin et laisser la sélection naturelle et le brassage génétique s’adapter aux nouvelles conditions environnementales ?Une troisième méthode, appelée la conservation dynamique ex situ, consiste à favoriser la production de graines et de semis au sein de plantations conservatoires à large base génétique. Cette solution est particulièrement appréciable quand les populations naturelles sont trop petites ou trop morcelées pour se maintenir durablement sans risque d’érosion génétique et de consanguinité.

Collin É. [2007]. La conservation des ressources génétiques des ormes. Forêt Wallonne 89 : 44-50.

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Prédimensionnement des planchers et toitures plates. Logiciel gratuit développé par HoutInfoBois selon l’Eurocode V

HoutInfoBois propose un nouveau logiciel gratuit de dimensionnement des planchers et toitures plates. L’objectif est de faciliter l’utilisation du bois et de ses dérivés conformément aux dernières normes européennes relatives au dimensionnement.

Dans les années ‘80, le Fonds d’Études et de Recherches des Scieries et Industries Connexes (FERSIC) avait mis à la disposition des professionnels de la construction des tableaux de dimensionnements de gîtage et de charpente. Ces tableaux n’avaient pas suivi l’évolution vers les normes européennes (Eurocode V) et étaient limités aux résineux indigènes. Ce nouveau logiciel permet de modifier certains paramètres, comme le type de bois utilisé, la charge à considérer, la déformation admise. Une fois ces données entrées, il calcule l’entre-axe des gîtes pour une telle portée ou une section donnée, la section en fonction de la portée et de l’entre-axe ou l’épaisseur minimale du plancher… Il donne également le volume du bois total et les pertes à la découpe et propose un bordereau de commande imprimable. En cas d’erreur, il avertit ou propose une correction.

Bref, un outil utile à consulter sur le site : www.houtinfobois.be

Bailly M. [2007]. Prédimensionnement des planchers et toitures plates. Logiciel gratuit développé par HoutInfoBois selon l’Eurocode V. Forêt Wallonne 89 : 51-53.

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Liste des prix de bois sur pied : printemps-été 2007

FNEF [2007]. Liste des prix de bois sur pied : printemps-été 2007. Forêt Wallonne 89 : 57-59.

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