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Forêt Wallonne n° 84 (septembre/octobre 2006)

coverFW84Vers une gestion plus favorable à la biodiversité des milieux ouverts en forêt, étude de la dynamique d’une espèce-modèle : le Tarier pâtre

Par l’étude d’une espèce-modèle, le Tarier pâtre, l’auteur développe le thème des milieux ouverts en forêt, particulièrement ceux issus de mises à blanc résineuses.

Tout d’abord, il met en évidence, sur base de ses relevés, la préférence de sept espèces pour les milieux ouverts : Tourterelle des bois, Pipit des arbres, Tarier pâtre, Fauvette des jardins, Pie-grièche grise, Hypolaïs polyglotte, Pouillot fitis.

L’auteur définit ensuite le milieu ouvert en forêt comme des étendues ouvertes à caractère permanent mais également des coupes à blanc récentes et des jeunes plantations. Dans le cas précis de son étude, attachée aux régénérations de pessières, celles-ci présentent leur caractère de milieu ouvert jusque 15 ans environ. Enfin, un milieu ouvert peut être constitué d’une mosaïque de milieux différents adjacents mais présentant tous la caractéristique de milieu ouvert temporaire ou permanent.

Par la suite, et sur base des études menées sur le Tarier pâtre, l’auteur décrit la dynamique de ces milieux ouverts, l’évolution de leur attractivité et le danger que leur rapide évolution vers un milieu fermé peut représenter pour certaines espèces nicheuses : toujours considérés par ces espèces comme milieu favorable, ceux-ci perdent au fil des années leur capacité à subvenir au besoin de la reproduction, constituant ainsi des « pièges écologiques ».

Enfin, l’auteur propose diverses mesures d’aménagements des milieux ouverts en forêt afin d’atteindre une répartition dans le temps et l’espace de milieux accueillants et d’augmenter leur qualité (traitement des rémanents, dégagement, taille des coupes, bois morts, etc.).

Paquet J.-Y. [2006]. Vers une gestion plus favorable à la biodiversité des milieux ouverts en forêt, étude de la dynamique d’une espèce-modèle : le Tarier pâtre. Forêt Wallonne 84 : 3-15.

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Le débardage par téléphérage est-il vraiment trop coûteux ?

Le câble téléphérique en plaine a prouvé son efficacité d’un point de vue technique. Cependant, son utilisation peut apparaître comme injustifiable au regard de la différence de coût par rapport aux méthodes traditionnelles. Pourtant, si l’on s’attarde aux chantiers les plus adaptés à cette méthode (humides, sensibles au tassement, présentant un ou plusieurs cours d’eau…) et que l’on intègre les impacts indirects, les différences financières s’estompent significativement, voire s’inversent.

Ainsi, là où une débardeuse demanderait environ huit euros pour débarder un mètre cube, la méthode du téléphérage en réclame environ quinze supplémentaires. Cette différence paraît énorme mais ne prend pas tous les éléments en compte. En effet, pour comparer objectivement le téléphérage à une méthode plus conventionnelle de débardage (porteur ou débardeuse), il convient d’ajouter à cette dernière les frais indirects qu’elle engendre. Ces frais sont dus :

  • aux dégâts occasionnés à la régénération naturelle ;
  • aux pertes de productivités liées à la compaction des sols ;
  • à la création et l’entretien d’une desserte appropriée ;
  • à la mise en place d’un système de franchissement en cas de cours d’eau.

Cet article montre que le téléphérage, étudié dans son ensemble économique, paraît être une solution tout à fait envisageable pour répondre aux contraintes environnementales tout en assurant un seuil de rentabilité acceptable. C’est plutôt d’un point de vue « philosophique » qu’il faut s’adapter car cela demande d’accepter un coût instantané plus élevé. Les bénéfices économiques de la méthode sont, eux, différés dans le temps. Reste donc à identifier ou créer les règles du marché (incitants, contraintes, subventions…) qui permettront aux entrepreneurs et gestionnaires locaux d’appliquer concrètement les mesures de protection largement recommandées aujourd’hui.

de Paul M.-A., Bailly M. [2006]. Le débardage par téléphérage est-il vraiment trop coûteux ? Forêt Wallonne 84 : 16-29.

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Potentialités du robinier en Wallonie

À partir d’un réseau de placettes composé au total de trente-cinq groupes de robinier, l’article présente l’avancée des connaissances dans le domaine de l’autécologie du robinier ainsi que de sa croissance en hauteur et diamètre.

Dans de bonnes stations, le robinier peut ainsi atteindre plus de 30 mètres de hauteur en 50-60 ans. En extrapolant cela en termes de productivité, on arrive à des valeurs de 4 à 14 m3/ha/an, selon la fertilité des stations.

Concernant l’autécologie, la recherche confirme les caractéristiques connues par la bibliographie que sont un besoin de chaleur élevé, une très grande exigence en aération du sol ainsi qu’une très grande tolérance à la sécheresse. Relevons sa très grande sensibilité au gel précoce, conséquence d’un aoûtement tardif.

Au niveau de la production, il semble qu’il soit envisageable d’obtenir en 40 années à peine des grumes de 150 cm de circonférence, mais seulement dans les trois meilleures classes de productivité. Pour les autres, la production de grosses grumes de qualité paraît difficile à mener. Particulièrement pour les classes 5 et 6 où le robinier ne serait apte qu’à produire des perches et piquets pour lesquels la dimension de 60 cm de circonférence serait atteinte vers 30-40 ans.

Restent trois problèmes majeurs : la qualité des plants disponibles sur le marché, le chancre et la pourriture du pied et, enfin, la question du caractère invasif du robinier. Trois aspects actuellement en cours d’étude.

Claessens H., Alderweireld M., Thibaut A. [2006]. Potentialités du robinier en Wallonie. Forêt Wallonne 84 : 30-39.

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Le châssis en bois. Une question de principe uniquement ?

Dans le cadre des nouvelles constructions ou des rénovations, une question se pose toujours : quel matériau faut-il utiliser pour la confection des châssis ? Tout le monde pense au bois pour sa chaleur, son toucher, son caractère isolant, son aspect… toutefois, il a un point faible : son entretien.

Cet article fait le point de manière objective sur les questions de durabilité et d’entretien des châssis en bois afin de les repositionner clairement face à la concurrence. En effet, si le bois fut le premier matériau utilisé pour la fabrication des châssis, au cours du temps et grâce aux évolutions technologiques, d’autres matériaux se sont substitués à lui. C’est ainsi que sont apparus les châssis métalliques, ceux en aluminium et enfin ceux en PVC.

Cependant, le châssis en bois n’a jamais disparu, bien au contraire. Cette réalité tient à plusieurs faits :

  • choisir ce matériau, c’est accomplir un geste écologique puisqu’il est 100 % naturel et recyclable ;
  • le bois a des propriétés de conductivité thermique qu’aucun autre matériau utilisé dans le domaine du châssis ne peut égaler ;
  • à condition d’être bien entretenus, les châssis en bois ont une durabilité plus importante que leurs homologues en aluminium ou en PVC.

Afin d’avoir une vision globale, les aspects techniques, esthétiques, environnementaux et financiers sont abordés les uns après les autres. Les traitements et entretiens sont également détaillés ; les différents types de produits disponibles présentés.

Et l’article de conclure : le châssis en bois garde une place de choix sur le marché et, pour peu que l’on soit prêt à y accorder quelques heures chaque année, il est même à recommander.

Frère H., Van Leemput M. [2006]. Le châssis en bois. Une question de principe uniquement ? Forêt Wallonne 84 : 40-54.

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Subventions à la régénération : nouvel arrêté pour les forêts privées

En septembre dernier est paru le nouvel arrêté de subventions à la régénération à destination des propriétaires privés, en Région wallonne. Les nouveautés sont les suivantes :

  • sortie des épicéas commun et de Sitka de la liste des essences subventionnées. Le but est de favoriser le douglas et les mélèzes, essences résineuses présentant un meilleur potentiel technologique ;
  • adaptation à la régénération en futaie irrégulière : surfaces minimales plus petites, nombre de plants par hectare revu à la baisse également ;
  • obligation pour le propriétaire d’être engagé dans une procédure de certification reconnue pour pouvoir bénéficier de subventions à la régénération des essences résineuses. Pour les essences feuillues, la mesure commencera en 2008 ;
  • augmentation des montants alloués pour la régénération des chênes indigènes.

Heyninck C. [2006]. Subventions à la régénération : nouvel arrêté pour les forêts privées. Forêt Wallonne 84 : 55-57.

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