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Forêt Wallonne n° 75 (mars/avril 2005)

coverFW75Entraînement sylvicole : La voie suivie en Rhénanie-Palatinat pour le transfert d’une stratégie sylvicole vers la pratique sur le terrain

La Rhénanie-Palatinat s’est engagée, il y a vingt ans, dans une nouvelle approche sylvicole qu’elle applique aujourd’hui au travers de 800 000 hectares de forêt. Outre ce nouveau concept, c’est aux moyens de mise en œuvre que s’attache l’article. En effet, il est apparu que la simple diffusion de directives était insuffisante à l’application concrète et qu’un accompagnement régulier sur le terrain constituait un outil supplémentaire indispensable et efficace. De là est né le concept d’entraînement sylvicole.

L’entraînement sylvicole consiste, d’une part, à développer concrètement au niveau des cantonnements la stratégie sylvicole et, d’autre part, à transmettre en amont les résultats des mises en œuvre sur le terrain et des propositions d’amélioration. Cet entraînement s’applique à tous les niveaux, de l’ouvrier à l’ingénieur. Dans les forêts de Rhénanie-Palatinat, trois collaborateurs sont chargés de l’entraînement sylvicole.

Une autre mission affectée aux entraîneurs est la mise en place et le suivi de placettes de démonstration.

Wilhelm G. J., Hettesheimer B., Böhmer O., Rieger H. [2005]. Entraînement sylvicole : La voie suivie en Rhénanie-Palatinat pour le transfert d’une stratégie sylvicole vers la pratique sur le terrain. Forêt Wallonne 75 : 3-9.

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Entre fleurs et baies, Le sureau à l’heure forestière

L’auteur se penche sur le potentiel d’utilisation du sureau en forêt. Après un rappel de ses exigences (une essences très tolérante finalement, avec un optimum de production fruitière sur les meilleurs sols), il donne des ordres de grandeur de croissance, de rendement en fruits et de leurs débouchés commerciaux potentiels.

Partant de cela, l’auteur nous propose quelques pistes d’utilisation du sureau dans une optique de production fruitière doublée d’autres fonctions :

  • en lisière ou coupe-feu, il constitue une diversification et une amélioration du biotope pour l’accueil de certains oiseaux et insectes ou encore comme bois à frotter pour le gibier ;
  • en sous-étage, il pourra jouer des rôles intéressants dans l’accompagnement du peuplement et l’amélioration de la fane ;
  • en peupleraie, il pourrait à la fois gainer les arbres, être à l’origine d’une production fruitière importante, limiter le développement de la ronce ou de l’ortie et, le cas échéant, contrôler un excédent d’azote ou de phosphore du sol.

Dewasmes G. [2005]. Entre fleurs et baies, Le sureau à l’heure forestière. Forêt Wallonne 75 : 10-18.

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Valorisation des petits bois rouges en Région wallonne

La forêt wallonne offre aujourd’hui une quantité limitée mais cependant significative de bois rouges (douglas, mélèze) de petites dimensions (circonférence < 70 cm). Ceux-ci ne trouvent généralement pas acquéreurs à des prix raisonnables. Cet état de fait tient à une série de griefs, justifiés ou non, attribués à ces produits et sur lesquels les auteurs tentent de faire la lumière. L’article présente des données sur les caractères technologiques de ces bois en fonctions des essences (douglas, mélèzes d’Europe, du Japon et hybride) et de certaines conditions de croissance (écartements) en comparaison avec celles de l’épicéa qui rencontre, lui, un intérêt plus large. Quelques résultats, en résumé :

  • à vitesse de croissance comparable, le défilement des bois rouges est comparable à celui de l’épicéa ;
  • douglas et mélèze ont tous deux des écorces plus épaisses que l’épicéa ;
  • les bois rouges se caractérisent par un duramen plus durable : classe de durabilité 3 contre 4 pour l’épicéa ;
  • les bois rouges présentent des caractéristiques mécaniques supérieures.

Les auteurs développent par après les débouchés existants, potentiels et fermés des petits bois rouges. Au niveau des débouchés existant, notons l’emballage et les panneaux (particules, OSB, MDF) ; dans les débouchés potentiels se retrouvent les tuteurs, les poutres lamellées-collées et autres charpentes industrielles. Notons que ces voies d’utilisation sont les plus rémunératrices. Enfin, au rayon des débouchés bloqués, pour la Région wallonne, il s’agit de la pâte à papier, pour laquelle le schéma actuel de production est optimisé pour les bois blancs.

Hébert J., Bailly F., Brunin E., Herman M., Jourez B. [2005]. Valorisation des petits bois rouges en Région wallonne. Forêt Wallonne 75 : 19-31.

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Exploitation forestière mécanisée en zone humide… quelques pistes

À travers un exemple d’exploitation sur sol tourbeux, l’auteur nous présente quelques mesures prises pour en diminuer les impacts.

Tout d’abord, l’abatteuse utilisée (Timberjack 608L) alliait maniabilité (rotation complète de la cabine) et une pression au sol réduite (chenilles). Cette machine, spécialisée dans les exploitations en zone de pente n’est présente qu’en trois exemplaires en Europe.

Pour limiter les risques d’embourbement et éviter une dégradation très forte du sol et des cours d’eau environnants, l’entreprise a réalisé un chemin temporaire sur 40 mètres de long et 3 mètres de large. Elle a creusé ce chemin sur 80 cm afin d’atteindre un sol plus porteur sur lequel elle a disposé des billons. En fin d’exploitation, les billons ont été retirés et la terre remise en place.

Pour éviter la pollution du cours d’eau dans lequel se jettent les drains de la parcelle, des fascines ont été disposées. Il s’agit de petits barrages de rameaux tressés qui ont pour objectif de retenir les sédiments engendrés par le passage des machines au-dessus des drains.

de Paul M.-A. [2005]. Exploitation forestière mécanisée en zone humide… quelques pistes. Forêt Wallonne 75 : 32-37.

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Fonctions non-marchandes et aménités : caractéristiques et évaluation

Parler des fonctions non-marchandes de la forêt nécessite de s’entendre sur le vocabulaire et d’en bien percevoir les nuances. Cet article nous propose un survol de la question que l’on pourra, selon ses affinités, approfondir à souhait.

Le mot « fonction » peut d’entrée de jeu être remis en cause car, s’il semble convenir au forestier, il n’est guère apprécié des scientifiques ou économistes. Entre autres, ces fonctions non-marchandes englobent bien souvent des produits qui ont des valeurs économiques avérées (fruits, champignons, bois de feu). Les termes de biens et services sembleraient, pour certains, plus adaptés.

En économie, ces biens et services non marchands font appel à la notion d’externalité, c’est-à-dire l’influence qu’a l’activité d’un agent sur la satisfaction d’autres agents sans que le marché ne fasse payer ou rétribue l’agent émetteur. Il existe des externalités positives (influence de la forêt sur la qualité de l’eau…) comme négatives (pollutions…). Il y a également les aménités définies comme l’ensemble des objets matériels et immatériels qui contribuent à ce qu’un territoire fasse l’objet d’une appréciation (paysage, richesse faunistique, etc.). Elles sont à l’origine, par exemple, et pour partie, des choix résidentiels, du tourisme de proximité, des emplois verts… Mais il y a lieu également de définir si ces biens et services sont d’ordre public ou privé car de là pourra s’articuler une approche « rémunératrice ». Ces types de biens et services pourraient faire l’objet d’une rémunération mais devraient vraisemblablement remplir différentes conditions dont :

  • définir dans quelle mesure un service donne droit à rétribution et qui peut bénéficier de celle-ci. Il faut en effet s’entendre sur ce qui est « l’état normal », d’un stade de dégradation ou d’amélioration ;
  • rendre intentionnelle au minimum la préservation d’un état, au mieux la production d’un service.

L’article émet quelques réflexions sur ces différentes notions.

Helsemans B. [2005]. Fonctions non-marchandes et aménités : caractéristiques et évaluation. Forêt Wallonne 75 : 38-43.

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Quelques méthodes d’évaluation financière des fonctions non-marchandes et des aménités

De plus en plus de voix s’élèvent pour que soient pris en compte les biens et services non-marchands engendrés par la forêt. Mais pour ce faire, il faudrait pouvoir en évaluer la valeur financière. L’article présente quelques-unes des méthodes les plus couramment utilisées pour ces évaluations :

  • les fonctions de dommage : par cette voie on estime le coût engendré par la modification d’un agent. Une augmentation de la pollution débouche, par exemple, sur une augmentation des soins de santé ;
  • les dépenses de protection : il s’agit des dépenses réalisées pour se prémunir d’effets négatifs comme par exemple les dépenses d’isolation acoustique, adoucisseur d’eau, etc. ;
  • les prix hédonistes : cette approche repose sur l’hypothèse que le prix d’un bien immobilier est lié, entre autres, à son environnement. Si l’on parvient à isoler chacun des facteurs, on peut par l’observation de la variabilité des prix, estimer à quel niveau ce facteur intervient. Dans un exemple présenté, une augmentation de une partie par centaine de millions de la concentration en NO2 se traduit par une baisse d’un dollar du loyer, etc. ;
  • les coûts de déplacement (essence) consentis par un agent pour réaliser, par exemple, une promenade en forêt reflètent pour partie la valeur financière de ce service ;
  • l’évaluation contingente : seule méthode indirecte présentée dans cet article, elle consiste à demander aux individus leur consentement à payer ou à recevoir en fonction d’une amélioration ou d’une dégradation de leur environnement. Par voie d’enquête, donc, et sur base de nom-breuses réponses, on obtient une valeure financière pour certains biens et services.

Ces différentes méthodes sont explicitées et discutées au sein de l’article.

Helsemans B. [2005]. Quelques méthodes d’évaluation financière des fonctions non-marchandes et des aménités. Forêt Wallonne 75 : 44-53.

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