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Forêt Wallonne n° 71 (juillet/août 2004)

coverFW71Réflexion sur le détourage des feuillus à croissance rapide

Issu d’expériences multiples, l’article propose une réflexion sur le détourage d’arbres de place dans les jeunes peuplements denses de feuillus précieux à croissance rapide (frêne, érable, aulne glutineux…). Le détourage est une éclaircie localisée autour d’un arbre d’avenir. Il permet de doser avec précision le niveau de concurrence que subit ce dernier. La sylviculture d’arbres de place s’avère particulièrement efficace pour les feuillus précieux, essences très dynamiques dans leur jeune âge et présentant de grands besoins en lumière. Elle s’applique également dans le contexte de la futaie irrégulière, pour laquelle les notions de surface terrière ou de décroissance du nombre de pieds, bien adaptées à la sylviculture de peuplement, sont moins utiles pour la gestion de l’arbre en particulier.

Pour concrétiser sa réflexion, l’auteur propose deux guides chiffrés. Leur objectif est d’assurer un fort développement du houppier, condition essentielle au maintien d’un accroissement en circonférence élevé : dès lors, le détourage appliqué assurera un accroissement libre de la cime jusqu’à la rotation suivante ainsi qu’un ensoleillement suffisant de tout le houppier.

Le guide « sophistiqué » propose une distance de détourage à partir de la hauteur totale et de la circonférence de l’arbre de place, et de la rotation des éclaircies. Il nécessite le calcul de la circonférence future. La version « simplifiée » permet de travailler simplement sur base de la circonférence actuelle en choisissant l’option « détourage prudent » ou « fort ».

À appliquer avec souplesse et en tenant compte des nombreux autres facteurs, ces rayons théoriques de détourage constitueront une utile référence au moment des martelages souvent trop timides des feuillus à croissance rapide.

Claessens H. [2004]. Réflexion sur le détourage des feuillus à croissance rapide. Forêt Wallonne 71 : 3-11.

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Chasse et forêts, forêt et chasses en Belgique, du XIXe au début du XXe siècle. Un couple incontournable et désastreux imposé par un statut social à acquérir ou à défendre

Autrefois dominées par les représentants de la haute noblesse et de la grande bourgeoisie, les Chambres belges ont généralement accordé plus d’importance à la pratique de la chasse qu’à la bonne gestion de la forêt. La parution de la Loi sur la chasse (1846) huit années avant le Code forestier (1854) en est révélateur.

Les propriétaires de chasse ont ainsi usé de trois grandes voies pour accroître la qualité de ce qui était pour eux plus qu’un hobby mais un statut à maintenir :

  • l’élimination des prédateurs naturels ;
  • le renforcement de la lutte contre le braconnage ;
  • la multiplication artificielle du gibier.

Ce dernier point provoqua le plus de remous de la part des sylviculteurs et des agriculteurs à cause des dégâts innombrables que cette forte augmentation de gibier a induit. Il était d’ailleurs déjà au programme du Conseil Supérieur des Forêts en 1925…

Cette relation difficile chasse/forêt a eu une double influence au cours des siècles : elle a d’une part favorisé le vieillissement des massifs et conservé les espaces forestiers face aux projets de défrichements, mais d’autre part, en délaissant les fonctions de production, elle a ôté à la forêt la place économique qui lui revenait.

Tallier P.-A. [2004]. Chasse et forêts, forêt et chasses en Belgique, du XIXe au début du XXe siècle. Un couple incontournable et désastreux imposé par un statut social à acquérir ou à défendre. Forêt Wallonne 71 : 12-25.

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Foresterie politique, rôle de la prospective

« L’avenir n’est pas obligatoirement le prolongement des tendances actuelles ». C’est sur base de ce constat que Georges Touzet nous emmène à la rencontre de la prospective.

Il nous propose d’abord une réflexion sur ce qu’est, ou devrait être, une véritable politique forestière : une politique à multiples facettes qui répond à des conditions naturelles et socio-économiques diverses ; une politique pérenne c’est-à-dire dotée d’une vision d’avenir et dénuée de toute pression relative à des échéances électorales (!) ; enfin une politique globale dépassant la gestion forestière au sens strict pour intégrer le commerce, la transformation du bois, les politiques des collectivités locales… L’ensemble de ces connaissances et réflexions constitue pour l’auteur la « foresterie politique ». Ainsi, la politique forestière devrait tenir compte de l’ensemble des études constituant la foresterie politique. Et l’auteur d’énoncer et d’expliciter en cinq chapitres le contenu de la foresterie politique : sciences forestières, production matérielle de la forêt et transformation, productions immatérielles, gestion forestière et sylviculture, élaboration des politiques forestières.

Enfin, l’auteur nous emmène vers la prospective : il ne s’agit plus à ce moment de prévoir (de quoi peut-on être sûr) mais de fournir plusieurs représentations possibles de l’avenir, d’explorer l’univers des possibles. Sur base de cela, le décideur effectue des choix, prend des options et développe les outils de mise en œuvre. Pour illustrer cette notion d’étude prospective, l’auteur présente un cas concret qui vise à apprécier la pertinence d’un dispositif de recherches forestières (INRA/France) et de procéder aux réorientations qui s’imposent.

Touzet G. [2004]. Foresterie politique, rôle de la prospective. Forêt Wallonne 71 : 26-38.

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Taille de formation, utilité et réalisation d’un diagnostic préalable

Au cours de l’année 2002, l’asbl Forêt Wallonne a mené une réflexion sur la taille de formation des arbres forestiers avec l’ensemble des agents de la DNF et les ouvriers forestiers des différents cantonnements de la Région wallonne. Ce sujet s‘intégrait dans un module de formation traitant de la sylviculture d’arbres « objectif ». Cet article présente les méthodes proposées et les enseignements qui ont pu être dégagés lors des différentes visites et les nombreux exercices menés dans de jeunes plantations.

Rappelant l’importance que peut revêtir, dans certaines circonstances, la taille de formation, les formateurs dressent un double constat :

  • de trop nombreux propriétaires hésitent encore à procéder à des tailles de formation réduisant à néant les investissements réalisés en plantation ; d’autant plus en cas de plantation à large écartement où les soins au jeune peuplement sont davantage encore nécessaires ;
  • les moyens financiers sont souvent mal utilisés, certaines parcelles recevant des travaux excessifs alors que d’autres s’en voient totalement privées.

Les auteurs proposent alors une méthode pour juger de la nécessité et de l’intensité d’une taille de formation. Cela afin d’éviter les dépenses inutiles tout en s’assurant de la présence d’un nombre suffisant d’arbres d’avenir. Enfin, ils fournissent deux méthodes pour le choix des arbres à tailler lors de la taille proprement dite.

Snoeck B., Baar F. [2004]. Taille de formation, utilité et réalisation d’un diagnostic préalable. Forêt Wallonne 71 : 39-45.

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Taille de formation et élagage, quelques rappels pratiques

Dans le cadre de la sylviculture d’arbres « objectif », le gestionnaire est amené à apporter aux arbres désignés les soins destinés à leur conférer une haute qualité de conformité. Il s’agit des opérations de taille de formation et d’élagage pour lesquelles les auteurs rappellent quelques règles élémentaires de mise en pratique. Quand et comment intervenir ? Quatre stades sont décrits (3, 6, 9 et 12 mètres). Quels arbres tailler ? Des chiffres de densités finales sont proposés et les défauts caractérisant l’arbre irrécupérable rappelés. Les auteurs exposent ensuite, de manière non exhaustive, quelques règles comme la manière d’aborder ces opérations, la période, l’intensité, la fréquence, etc. Enfin, ils proposent un rapide survol des outils et de leur utilisation dans l’une ou l’autre de ces opérations.

Snoeck B., Baar F. [2004]. Taille de formation et élagage, quelques rappels pratiques. Forêt Wallonne 71 : 46-53.

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Prix des bois sur pied (printemps-été 2004)

FNEF [2004]. Prix des bois sur pied (printemps-été 2004). Forêt Wallonne 71 : 58-59.

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Prix d’orientation des principaux travaux sylvicoles - Situation 2004

UETFW [2004]. Prix d’orientation des principaux travaux sylvicoles - Situation 2004. Forêt Wallonne 71 : 60.

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