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Forêt Wallonne n° 114 (septembre/octobre 2011)

coverFW114Un indicateur pour les plans de tir du cerf

Philippe Lejeune, Thibaut Gheysen, Delphine Arnal, Jacques Rondeux

En Wallonie, un indicateur est utilisé depuis quelques années pour alimenter les discussions lors de l’élaboration des plans de tir du cerf. Il s’agit d’un inventaire annuel exécuté sur le territoire où l’espèce est présente. Les relevés portent sur les dégâts d’écorcement frais occasionnés dans les peuplements résineux d’une certaine tranche d’âge.

L’article, le premier d’une petite série, explique la méthodologie d’inventaire et reprend les premières conclusions tirées de l’analyse des résultats.

Lejeune P., Gheysen T., Arnal D., Rondeux J. [2011]. L’inventaire des dégâts frais d’écorcement dans les peuplements résineux en Wallonie : bilan et perspectives. Forêt Wallonne 114 : 3-16 (14 p., 6 fig., 3 tab., 13 réf.).

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Prise en compte des changements globaux pour la gestion des pessières en Wallonie

Benjamin de Potter

Depuis 2009, une nouvelle norme de traitement de l’épicéa a été adoptée par le DNF pour toutes les forêts dont il est chargé de la gestion. Cette norme s’inscrit dans une sylviculture plus dynamique que celle pratiquée en de nombreux endroits. Le but, dans des conditions de station adaptées à la sylviculture de l’épicéa, est de produire des arbres de 150 centimètres de circonférence en environ 60 ans.

La volonté de redynamiser la sylviculture de notre principal résineux a surtout pour but de produire du bois, dans des peuplements stables et sains, avec une biodiversité plus élevée et une révolution plus courte. Dans le contexte probable d’un réchauffement climatique, ces avantages liés au dynamisme des éclaircies ne peuvent être que bénéfiques à la production, en limitant les inconvénients subis par des sécheresses prononcées ou des populations de scolytes plus nombreuses, par exemple.

Les recommandations de la norme, en termes de densité à l’hectare, sont :

  • des plantations qui aboutissent à 2 000 plants vivants avant la première éclaircie (plantation de 2 000 plants avec regarnissage ou 2 500 plants sans regarnissage) ;
  • une première éclaircie conséquente permettant de passer de 2 000 à 1 300 tiges, soit 35 % de prélèvement lors du premier passage ;
  • les éclaircies suivantes, jusque 25 mètres de hauteur dominante, qui permettent de rester entre 30 et 35 m2/ha de surface terrière.

de Potter B. [2011]. Prise en compte des changements globaux pour la gestion des pessières en Wallonie. Forêt Wallonne 114 : 17-25 (9 p., 2 fig., 8 réf.).

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Diagnostic des zones déficitaires en desserte forestière

Vincent Colson, Matthieu Braun, Joëlle Debaty, Philippe Lejeune

La voirie forestière constitue un facteur important pour la mobilisation des ressources forestières d’un territoire donné. Son développement constitue un enjeu majeur pour mobiliser le bois et améliorer l’approvisionnement de la filière.

Dès lors, la connaissance de l’état du réseau de voiries forestières et la mise en évidence de zones sous-équipées sont des actions importantes à considérer en vue d’améliorer la capacité de production de nos massifs forestiers.

La démarche de diagnostic des zones déficitaires en desserte forestière a été mise au point dans le cadre du projet Regiowood (programme Interreg Grande Région) et plus particulièrement d’une action relative à la mobilisation des ressources ligneuses. Elle a été testée sur le territoire de la commune de Gouvy.

L’échelle de la commune semble la plus pertinente pour mener un telle analyse, qui permettra l’élaboration d’un outil d’aide à la décision en matière de desserte forestière. Cet outil poursuit un double objectif : répertorier, sur un territoire donné, les zones forestières déficitaires en infrastructure de desserte et classer ces zones par ordre de priorité, en vue d’orienter au mieux les futurs travaux à réaliser. Ce diagnostic rapide des voiries accessibles fournit aux communes une image globale de l’état du réseau de desserte.

L’article développe la méthodologie et son application sur la commune de Gouvy. D’autres communes sont déjà concernées par la méthode (Lierneux, Stoumont, Ferrières).

Colson V., Braun M., Debaty J., Lejeune P. [2011]. Identification des zones déficitaires en desserte forestière à l’échelle d’un territoire communal. Forêt Wallonne 114 : 26-36 (11 p., 4 fig., 6 réf.).

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La chalarose du frêne en Wallonie : état des lieux

Laurence Delahaye, Marc Herman, Anne Chandelier

Fiche d’identité :

  • maladie émergente liée à un champignon invasif agressif, qui contamine les pousses de 1 à 2 ans via les feuilles ;
  • apparue en Pologne dans les années ‘90, formellement identifiée en 2006 ;
  • nombreux pays européens touchés par cette maladie ;
  • premiers cas identifiés en France en 2008, en 2010 en Belgique.

Symptômes de chalarose observés en 2011 en Wallonie :

  • dessèchement des rameaux les plus externes du houppier ;
  • flétrissements des feuilles, feuillage noirci ou absent sur les rameaux de l’année ;
  • nécroses corticales à la base des rameaux de l’année ou de l’année précédentes ;
  • nécroses sur le tronc ou au collet ;
  • décoloration du bois (aubier) dans les zones atteintes de nécroses, la qualité technologique du bois ne semblant pas affectée par le champignon ;
  • sensibilité à d’autres champignons ou insectes.

Mesures de gestion (au vu de la situation en août 2011) :

  • ne plus procéder à des plantations de frênes en attendant plus de données sur la biologie de l’espèce ;
  • mesures de suppression de la régénération uniquement lorsque l’avenir de la majorité des brins est compromis ;
  • récolter les arbres atteints par la maladie et arrivés à des dimensions d’exploitation correcte ;
  • dans les jeunes peuplements touchés, réaliser des éclaircies au profit des arbres sains ou ne présentant pas de symptômes.

Conclusions :

  • il est conseillé de profiter du marché actuel (90 €/m3 sur pied) et de réaliser au cours des prochains mois les arbres mûrs montrant des signes de dépérissement ;
  • il est à craindre que, à moyen ou long terme, vu les incertitudes sur les peuplements en régénération ou en cours de croissance, l’approvisionnement en frêne ne puisse plus satisfaire une demande soutenue.

Delahaye L., Herman M., Chandelier A. [2011]. La chalarose du frêne en Wallonie : état des lieux, septembre 2011. Forêt Wallonne 114 : 37-44 (8 p., 2 fig., 1 tab.).

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La télédétection : principes de base et potentialités

Stéphanie Bonnet, François Toromanoff, François Fourneau, Philippe Lejeune

La télédétection est une technique permettant d’obtenir à distance des images décrivant de manière plus ou moins détaillée une portion de la surface terrestre à un moment donné.

Les images obtenues sont définies par plusieurs types de résolutions : spatiale, spectrale et temporelle. La résolution spatiale correspond à la dimension des pixels qui constituent les éléments de base d’une image. La résolution spectrale correspond au nombre et à la finesse des bandes spectrales auxquelles le capteur est sensible, une bande spectrale étant le rayonnement émis ou réfléchi par la surface de la Terre pour certaines gammes de longueur d’onde et enregistré par le capteur. La résolution temporelle correspond quant à elle à la fréquence d’acquisition d’une image à un endroit donné.

L’utilisation de ces données de télédétection se décline selon trois grandes approches détaillées dans l’article : la photo-interprétation, le photogrammétrie et la classification numérique d’images.

Les applications de la télédétection en foresterie sont très nombreuses et en constant progrès. Cette technique permet avant tout de disposer d’une image régulièrement actualisée et de plus en plus précise de l’étendue de nos massifs forestiers. L’analyse et l’exploitation de ces images conduisent à la création de cartes thématiques susceptibles d’intéresser le gestionnaire forestier : délimitation des peuplements, paramètres dendrométriques, suivi de l’état sanitaire…

Bonnet S., Toromanoff F., Fourneau F., Lejeune P. [2011]. Principes de base de la télédétection et ses potentialités comme outil de caractérisation de la ressource forestière. I. Images aériennes et satellitaires. Forêt Wallonne 114 : 45-56 (12 p., 7 fig., 19 réf.).

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