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Forêt Wallonne n° 116 (janvier/février 2012)

coverFW116La dendroécologie pour affiner nos connaissances
sur l’autécologie des essences

Nicolas Latte, Jérôme Debruxelles, Catherine Sohier, Aurore Degré, Hugues Claessens

La dendroécologie est une discipline utilisée à de nombreuses fins qui consiste à lire l’histoire des arbres dans les cernes de leur bois, où sont enregistrés les événements du passé. Cette science repose donc sur la mesure des largeurs de cernes annuels de croissance ainsi que sur leur datation précise.

Les cernes de croissance peuvent être affectés par des facteurs intrinsèques à l’arbre (génétiques, par exemple), mais aussi par des facteurs stationnels et sylvicoles. En éliminant les effets indésirables, on peut donc tirer toute une série de données particulièrement intéressantes, comme la relation entre la croissance d’un arbre et le climat.

Afin d’obtenir des données utilisables, il convient de prélever plusieurs carottes ou rondelles sur un nombre d’arbres minimum. Les échantillons sont alors préparés de manière à améliorer la visibilité des cernes. Enfin, il convient d’effectuer une interdatation, c’est-à-dire l’attribution certaine de l’année d’élaboration de chaque cerne.

Tout est alors prêt pour pouvoir analyser certains résultats, comme cela a, par exemple, été le cas pour pouvoir regarder de plus près l’autécologie des épicéas, mélèzes du Japon et douglas d’une même zone du cantonnement de Bouillon. Une analyse fine permet d’analyser les perturbations liées à certaines conditions climatiques. Des trois essences analysées pour cet ensemble, c’est le douglas qui est considéré comme le moins sensible aux variations climatiques, avec un accroissement dans tous les cas supérieur aux deux autres essences. L’année 1976, la plus sèche du siècle précédent, montre ainsi que le douglas est le moins affecté par une perte de croissance, contrairement à l’épicéa et au mélèze du Japon qui ont un accroissement entre deux et trois fois plus faible que lors d’une année normale.

La dendroécologie permet de mieux comprendre la réponse de l’accroissement des arbres aux aléas climatiques, mais certaines précautions sont à prendre pour pouvoir interpréter les résultats souhaités, comme cela est expliqué plus en détails dans l’article. [B. de P.]

Latte N., Debruxelles J., Sohier C., Degré A., Claessens H. [2012]. La dendroécologie : un outil pour affiner nos connaissances sur l’autécologie des essences forestières. Forêt Wallonne 116 : 3-17 (15 p., 9 fig., 2 tab., 11 réf.).

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Comprendre et évaluer la réserve en eau des sols forestiers

François Ridremont, Aurore Degré, Hugues Claessens

La ressource en eau constitue un des facteurs déterminants de l’adaptation de nos écosystèmes forestiers aux bouleversements climatiques annoncés. L’évaluation de la réserve en eau des sols devrait amener à une meilleure perception de la vulnérabilité des stations forestières au stress hydrique et à des recommandations de gestion plus précises quant au choix des essences à implanter et aux techniques de sylviculture. Cet article introductif rappelle quelques fondamentaux concernant l’économie en eau d’un sol et la capacité des arbres à puiser l’eau stockée. Il propose également quelques applications pratiques des bilans en eau. [C.H.]

Ridremont F., Degré A., Claessens H. [2012]. Mieux comprendre et évaluer la réserve en eau des sols forestiers. Forêt Wallonne 116 : 18-29 (12 p., 10 fig., 18 réf.).

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Le paysage dans la gestion forestière

Didier Marchal, Jean Fagot, Christophe Heyninck

La gestion du paysage fait partie intégrante du métier de forestier. Les auteurs de l’article rappellent quels sont les engagements pris et les outils que les aménagistes ont à leur portée. Après quelques rappels théoriques, ils ouvrent des pistes concrètes pour une meilleure prise en compte du paysage dans les aménagements forestiers. [C.H.]

Marchal D., Fagot J., Heyninck C. [2012]. Prise en compte du paysage dans la gestion forestière. Partie 1 : quelques principes. Forêt Wallonne 116 : 30-41 (12 p., 1 fig., 1 tab., 21 réf.).

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Gourmands et dépérissement du chêne pédonculé

Christophe Drénou, Marine Bouvier, Jean Lemaire

Les gestionnaires se demandent si les chênes pédonculés seront capables de surmonter les stress hydriques provoqués par les sécheresses attendues dans les années à venir. L’IDF s’est penché sur la question dans une étude visant à mieux comprendre les rôles joués par les gourmands dans la réaction des chênes pédonculés après un dépérissement.

Parmi les observations faites lors de l’étude, la direction de croissance des gourmands permet de distinguer trois types de gourmands : orthotropes (direction de croissance verticale), plagiotropes (direction de croissance horizontale) et agéotropes (sans direction de croissance privilégiée). Selon la nature des gourmands observés et la présence de certaines branches, les chênes de l’étude ont été classés selon cinq morphotypes.

En conclusion de l’étude, la présence de gourmands orthotropes semble permettre un retour à l’état sain après une phase de rétablissement de l’arbre. Par contre si l’arbre se trouve bloqué dans une situation de croissance ralentie et qu’il ne produit plus qu’une succession de gourmands agéotropes, le dépérissement risque d’être irréversible. [C.S.]

Drénou C., Bouvier M., Lemaire J. [2012]. Rôles des gourmands dans la résilience des chênes pédonculés dépérissants. Forêt Wallonne 116 : 42-55 (14 p., 11 fig., 2 tab., 30 réf.).

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Coup de vent de ce mois de janvier

Hugues Claessens

Un gros coup de vent a traversé la forêt wallonne en ce mois de janvier et des arbres fragilisés se sont effondrés de manière ponctuelle, à divers endroits. Le vent a joué son rôle sanitaire et, naturellement, quelques arbres de qualité ont également été touchés.

Ces petites perturbations naturelles ont joué leur rôle essentiel dans la régulation de l’écosystème en créant des trouées qui favorisent le développement des semis se trouvant à l’ombre de la canopée. De plus, les arbres à terre deviendront l’habitat d’une flore et d’une faune spécifiques du bois mort.

Même si l’objectif du sylviculteur reste de limiter les pertes engendrées par le vent, il est aussi essentiel de ne pas trop éloigner l’écosystème de son fonctionnement naturel. En ce qui concerne typiquement le coup de vent de janvier 2012, peu de bois a été touché et l’exploitation de celui-ci pourrait engendrer des coûts importants. Rien ne pourrait justifier la récolte de l’intégralité des chablis disséminés à l’intérieur des massifs feuillus. [C.S.]

Claessens H. [2012]. Avis de tempête. Forêt Wallonne 116 : 56-58 (3 p., 5 réf.).

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