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Forêt Wallonne n° 117 (mars/avril 2012)

coverFW117Le rôle du climat sur les épidémies de scolytes sur le hêtre

Sylvie La Spina, Jean-Claude Grégoire, Charles De Cannière

Suite au phénomène appelé communément la « maladie du hêtre » qui a commencé au début des années 2000, une vaste étude sur le hêtre et le climat a vu le jour en Wallonie. Cette étude vise à évaluer expérimentalement l’impact des froids extrêmes et de la sècheresse sur l’état sanitaire du hêtre.

Le déclin des hêtraies ardennaises a été associé à des épidémies de scolytes secondaires sur des arbres vivants. Les insectes qui colonisent les arbres sont qualifiés de secondaires, c’est-à-dire théoriquement incapables d’attaquer avec succès des arbres sains. Le déclin qui a commencé au début des années 2000 peut être décomposé en trois phases distinctes caractérisées par des galeries d’insectes commençant ou non sur des nécroses présentes sur le bois. Dans tous les cas (phases 1, 2 et 3), les galeries s’étendent dans le bois apparemment sain sous-jacent, ce qui soulève des questions quant au caractère strictement secondaires des insectes.

Différents types de stress climatiques (gel, sécheresse, excès d’eau) ont été étudiés de manière expérimentale dans le cadre de la recherche. Leur impact sur la sensibilité des arbres aux attaques de scolytes secondaires a été mesuré. Grâce aux résultats présentés dans l’article, une explication de l’origine des phénomènes de déclin soudain du hêtre est proposée. La phase 1 est certainement liée à une vague de froid, la phase 2 est possiblement liée à un excès de précipitation et l’origine de la phase 3 n’est pas encore expliquée.

En conclusion, les auteurs mettent le doigt sur la base du problème, à savoir la sensibilité des arbres aux extrêmes climatiques. Il convient donc de prendre en compte les nombreux facteurs pouvant prédisposer les arbres aux contraintes climatiques (âge trop avancé, inadéquations stationnelles…). [C.S.]

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La Spina S., Grégoire J.-C., De Cannière C. [2012]. Épidémies de scolytes sur le hêtre : le rôle du climat étudié par voie expérimentale. Forêt Wallonne 117 : 3-12 (10 p., 6 fig. 1 tab., 12 réf.).

 

9464 visiteurs/ha/an en forêt de Soignes

Vincent Colson, Matthieu Braun, Laure Doidi, Willy Van de Velde, Olivier Schoonbroodt, Stéphane Vanwijnsberghe

L’article relate une expérience de mise en place « d’Éco-compteur » sur un territoire de la forêt de Soignes à Bruxelles. Le but est de mieux estimer la fréquentation des visiteurs dans cette forêt périurbaine. Les Éco-compteurs relèvent pour chaque heure le nombre de passages entrants et sortants.

Le type de résultats obtenus est par exemple la fréquentation journalière de la forêt (pic de fréquentation entre 16 et 20 heures) ou hebdomadaire (25 % de la fréquentation totale se déroule le dimanche).

Un autre volet de l’étude a consisté à placer des balises GPS sur des visiteurs volontaires, permettant ainsi de tracer leur parcours dans la forêt. Une enquête a également permis de dresser le profil des volontaires.

Ce type d’information se révèle primordial pour le gestionnaire qui peut ainsi mieux cibler ses actions en fonction de l’importance de la fréquentation. [C.H.]

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Colson V., Braun M., Doidi L., Van de Velde W., Schoonbroodt O., Vanwijnsberghe S. [2012]. L’estimation de la fréquentation et l’analyse des flux de visiteurs en forêt de Soignes. Résultats d’une étude exploratoire. Forêt Wallonne 117 : 13-26 (14 p., 13 fig., 7 réf.).

 

L’indice kilométrique, un indicateur fiable
de tendance de la population

Alain Licoppe, Céline Malengreaux

L’indice kilométrique équivaut au nombre d’animaux observés par kilomètre parcouru sur un parcours prédéfini. Il montre la tendance de l’évolution démographique et fournit des données indispensables à la création d’un plan de tir.

En effet, pour réaliser un plan de tir annuel, il faut pouvoir déterminer la densité actuelle et la densité-cible. Pour cela un tableau de chasse, un indice d’évolution démographique (indice kilométrique par exemple) ainsi qu’une donnée concernant la pression du cerf sur la végétation sont nécessaires.

L’indice kilométrique doit être calculé selon un protocole défini afin d’être le plus précis possible.

Le comptage aux phares doit se dérouler chaque année à la même période, à la nuit noire et le long d’un parcours fixe de 20 à 30 km pour un secteur de 1500 à 2000 ha en privilégiant les chemins longeant les prairies ou les gagnages permanents. L’équipe optimale est composée de quatre personnes, forestiers et chasseurs, par véhicule.

De plus, il est indispensable de répéter durant l’année, au minimum trois fois, les mesures de cet indice afin d’utiliser une moyenne de celui-ci et ainsi diminuer les effets néfastes de la variabilité de la détectabilité des animaux.

L’intérêt de cet indice est d’obtenir des informations sur l’évolution des populations animales afin d’élaborer un plan de tir dans le but de maintenir une densité de population à l’équilibre dans le temps. [L.D.]

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Licoppe A., Malengreaux C. [2012]. Vers une généralisation de l’indice nocturne pour le suivi du cerf. Aspects pratiques, premiers résultats et implications pour l’élaboration des plans de tir. Forêt Wallonne 117 : 27-37 (11 p., 2 fig., 2 réf.).

 

La commercialisation des bois de haute qualité

Emmanuelle Brunin, Delphine Arnal

La Wallonie, la Lorraine et la Rhénanie-Palatinat ont diverses expériences de vente de bois de haute qualité. Si la vente de bois sur pied est plus que majoritaire dans les forêts wallonnes, nos voisins ont eux un recul conséquent en matière de vente de bois façonnés, à bord de route ou sur parc à grumes. Dans un système où la production de bois de qualité est favorisée, nombreux sont les acteurs à se demander quels sont les types de vente qui permettent de valoriser correctement la haute qualité. Cet article fait un tour d’horizon des différents types de vente, avec leurs avantages et inconvénients, mais se penche aussi sur les difficultés qui pourraient se poser si l’on souhaitait changer de mode de vente de bois.

Qu’il s’agisse de vente de bois à bord de route ou de vente sur parc à grumes, les ventes de bois façonnés ne sont pas courantes en Wallonie, mais pour quelles raisons ? À cause de la TVA ? De l’exploitation qui devrait se faire en régie ? Du code forestier ? Ou de l’organisation nécessaire pour vendre de bois façonnés ? L’article passe en revue les problèmes possibles qui pourraient constituer des freins à ce type de vente de bois façonnés, freins qui ne sont pas réellement insurmontables.

Si l’on souhaite développer un système particulier de vente de bois de qualité pour la Wallonie, la solution transitoire proposée par l’article serait de vendre des lots de bois sur pied de qualité homogène, en d’autres mots, de faire des lots selon les qualités. Les acheteurs de bois doivent-ils craindre ce système ? Pas si le personnel est suffisamment formé pour trier les bois et surtout si une communication efficace est réalisée entre vendeurs, gestionnaires et acheteurs, afin de lever les craintes qui n’ont peut-être pas lieu d’être. [B. de P.]

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Brunin E., Arnal D. [2012]. La commercialisation des bois de haute qualité : expériences, freins et solutions. Forêt Wallonne 117 : 38-50 (13 p., 2 tab., 12 réf.).

 

Quelle plus-value pour des bois vendus façonnés ?

Emmanuelle Brunin, Delphine Arnal

Divers acheteurs de bois se sont prêtés à un exercice réel d’estimation d’une coupe de bois sur pied, et ensuite, avec le même lot de bois, à une estimation à bord de route des grumes ayant été exploitées. La relation entre ces deux estimations est souvent présentée sous la forme de l’équation suivante : prix des bois bord de route = prix du bois sur pied + exploitation + marge.

Trois estimations de lots de bois feuillus sont présentées dans l’article, avec pour chaque cas, les différentes offres de prix d’achat des bois sur pied, l’estimation retenue pour cet achat sur pied, les frais d’exploitation et les prix des bois évalués à bord de route. Pour l’évaluation sur pied, il s’agit dans tous les cas d’une évaluation d’un échantillon du lot alors que l’évaluation sur pied analyse l’ensemble des grumes du lot.

La marge espérée par l’acheteur du lot lorsqu’il revend les grumes est généralement de 20 %. Voici les conclusions pour les trois exercices :

  • pour le premier lot, l’acheteur a remis un gros prix afin de s’assurer des grumes pour conserver un gros client important pour lui, quitte à ne pas réaliser de vraie marge ;
  • pour le second lot, la marge est inférieure à l’objectif de 20 %, mais comme il s’agit d’un très gros lot facile d’exploitation, l’acheteur considère qu’il a réalisé une bonne opération ;
  • enfin, le dernier lot comportait quelques très beaux chênes qui n’avaient été vus par personne lors de l’estimation de la coupe sur pied. L’acheteur a donc eu la bonne surprise et sa marge (25 %) est a été plus importante qu’espérée.

Cet article, à prendre comme exercice grandeur nature, permet de comparer des données sans avoir pour autant pris le risque de réaliser une réelle vente à bord de route. Il permet de mieux comprendre la manière d’estimer des lots de bois, avec des acheteurs de bois « généralistes », s’occupant aussi de l’exploitation. [B. de P.]

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Brunin E., Arnal D. [2012]. Quelle plus-value pour des bois vendus façonnés ? Exercice de comparaison entre les prix des bois sur pied et bord de route. Forêt Wallonne 117 : 51-60 (10 p., 9 tab.).

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