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Forêt Wallonne n° 120 (septembre/octobre 2012)

coverFW120Quel avenir pour la « hêtraie cathédrale » de Soignes ?

Hugues Claessens, Roger Langohr, Thomas Drouet, Sylvie La Spina, Mathieu Jonard, Caroline Vincke, Quentin Ponette, Stéphane Vanwijnsberghe

La forêt de Soignes, situées aux portes de Bruxelles, n'est pas bien armée pour affronter l'avenir. Voilà la sonnette d'alarme que tire un panel de pédologues, écologues, sylviculteurs et gestionnaires. Ils s'appuient sur une analyse commune de nombreuses études existantes et remettent en cause le faciès de « hêtraie cathédrale », cher à de nombreux riverains, mais qui, selon les études, disparaîtrait en même temps que le hêtre en de nombreux endroits de cette forêt.

Les risques liés à la stabilité et à la sensibilité aux changements climatiques sont évoqués pour proposer de nouveaux scénarios de gestion, notamment en favorisant le mélange d’essences et une structure plus étagée. [C.H.].

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Claessens H., Langohr R., Drouet T., La Spina S., Jonard M., Vincke C., Ponette Q., Vanwijnsberghe S. [2012]. Quel avenir pour la « hêtraie cathédrale » de Soignes ? Bases de réflexion pour une prise de décision. Forêt Wallonne 120 : 3-21 (19 p., 2 fig., 65 réf.).

 

Sols à « argiles blanches » : diagnostic et aptitudes stationnelles

Grégory Timal, Franz Weissen, Quentin Ponette

Les sols dits à « argiles blanches » sont caractéristiques des milieux humides et froids du relief ardennais. Bien que le terme ne soit pas spécialement bien choisi, il regroupe en Wallonie un ensemble de sols hydromorphes à pseudogley correspondant aux sigles « Gix » et « Ghx » de la carte des sols. Ces sols recouvrent une superficie d’environ 34 000 hectares en Wallonie, dont 33 000 se situent en Ardenne.

Un engorgement temporaire du sol ainsi qu’un substrat pauvre sont deux caractéristiques communes à tous ces sols. L’article décrit précisément ces sols, horizon par horizon, en précisant aussi leur fonctionnement et les contraintes qui y sont liées.

Afin de pouvoir classer ces sols qui sont parfois très différents, une typologie a été créée. Elle permet de rechercher la profondeur de la contrainte pour les arbres et de déterminer le fonctionnement hydrique du sol tout au long de l’année. Le gestionnaire peut ensuite choisir au mieux l’affectation pour la parcelle en question, notamment les essences qui y sont adaptées.

Enfin les auteurs finissent leur article sur des considérations économiques liées à l’intérêt ou non du drainage, opération particulièrement onéreuse. [B. de P.]

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Timal G., Weissen F., Ponette Q. [2012]. Sols à « argiles blanches » : diagnostic et aptitudes stationnelles. Forêt Wallonne 120 : 22-33 (12 p.,7 fig., 1 tab., 14 réf.).

 

Choix d’essence et sylviculture sur les sols à « argiles blanches »

Benjamin de Potter

La sylviculture sur les sols hydromorphes à nappe temporaire est particulièrement complexe, à causes des contraintes hydriques et trophiques de ces sols. Les termes « argiles blanches », utilisés uniquement en Wallonie, posent problème pour ces sols à pseudogley, souvent peu argileux, typiques des plateaux ardennais.

L’article présenté ici aborde le difficile contexte de la sylviculture à appliquer sur ces sols fragiles et difficile à mettre en valeur. Bien qu’aucune recette miracle ne permette de tirer un revenu conséquent de ces parcelles, un même credo peut être appliqué à tous : la limitation des investissements. Pour « valoriser » ces sols, il y a lieu de réfléchir avant tout à leur proportion au sein de la propriété. Dans certains cas, on pourrait laisser la nature revenir d’elle même alors que dans d’autres, on se permettra d’investir sur les moins productifs d'entre eux.

De plus, la législation en vigueur est particulièrement contraignante pour ces sols. Par exemple, l’article 40 du Code forestier, autorisant uniquement la plantation d’essences adaptées selon le Fichier Écologique des Essences, restreint fortement le choix sur ce type de sol. [B. de P.]

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de Potter B. [2012]. Choix d’essence et sylviculture sur les sols à « argiles blanches ». Forêt Wallonne 120 : 34-41 (8 p., 4 réf.).

 

Les nouvelles invasives

Étienne Branquart

Plus besoin de présenter la balsamine de l’Himalaya, la berce du Caucase ou la renouée du Japon, trois plantes exotiques aux mœurs vagabondes très présentes dans nos paysages. Moins célèbres que celles-ci, le cerisier tardif, le cornouiller soyeux, le cotonéaster horizontal, le faux-vernis du Japon ou les spirées nord-américaines s’échappent de plus en plus fréquemment de nos espaces verts, pépinières et arboretums et viennent grossir les rangs des plantes dites invasives de nos régions.

Ces ligneux montrent en fait un caractère invasif dans certains cas et dans certains milieux. Et encore ce caractère doit-il être évalué en fonction du bénéfice économique que l’espèce prodigue. Ainsi, la manière d’aborder la gestion ne sera pas la même pour une espèce présentant un impact environnemental fort et un bénéfice économique faible qu’une autre présentant un impact environnemental plutôt faible et de gros bénéfices économiques (on pense notamment à certains ligneux de production comme le robinier).

L’article propose de faire le point sur ces nouvelles espèces à risque et reprend un tableau des principales espèces ligneuses invasives en Belgique. [C.H.]

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Branquart É. [2012]. Arbres et arbustes exotiques : une nouvelle vague d’envahisseurs ? Forêt Wallonne 120 : 42-58 (17 p., 5 fig., 1 tab., 23 réf.).

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