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Forêt Wallonne n° 121 (novembre/décembre 2012)

coverFW121Le succès de la restauration de la perdrix grise
en Grande-Bretagne

Nicolas J. Aebischer

Depuis les années ’50, les populations de perdrix ont fondu en Grande Bretagne, comme dans le reste de l’Europe. Les raisons principales sont la perte d’habitats de nidification et la diminution de la qualité de la nourriture. La prédation semble également jouer un rôle sur des populations déjà fortement affaiblies.

Grâce à la mise en place d’un vaste plan de restauration, les populations de perdrix retrouvent localement des densités normales. Les territoires sur lesquels de tels succès se réalisent ont valeur d’exemple pour motiver d’autres propriétaires à passer à l’action. Concrètement, il leur est proposé de créer, entre les parcelles agricoles, des bandes de différentes compositions destinées tantôt à dissimuler les nids, tantôt à favoriser la présence d’invertébrés pour la nourriture des perdreaux.

La mise en réseaux des propriétaires (visite, aide à la gestion…) et la création d’une compétition à l’amiable entre territoires font notamment partie de la réussite de l’entreprise. [C.H.]

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Aebischer N.J. [2012]. Itinéraire technique pour sauver la perdrix grise. Forêt Wallonne 121 : 3-10 (8 p., 16 réf.).

 

Le lièvre sur la même pente démographique que la perdrix ?

Léon Bourdouxhe

La diminution des populations de lièvre sur le territoire wallon inquiète. Le suivi des statistiques de tir montre un déclin de 24 % des prélèvements à l’échelle de la Région entre les périodes 1999-2006 et 2007-2010. On observe toutefois de fortes disparités entre les différents conseils cynégétiques concernés. Ainsi, les prélèvements sont fort variables entre l’ouest et l’est de la Wallonie.

Les pistes avancées afin d’expliquer ce déclin des populations sont multiples :

  • excès de pression de chasse dans certains territoires et absence de concertation avec les conseils voisins ;
  • augmentation de la prédation ;
  • appauvrissement des habitats et diminution des ressources alimentaires ;
  • pathologies ;
  • effet direct ou indirect des produits phytosanitaires, exacerbés par l’extension de certaines monocultures.

En l’absence de connaissances précises sur l’effet des différentes pistes avancées, plusieurs recommandations peuvent être adressées aux acteurs concernés. En premier lieu, pour les chasseurs :

  • mener une gestion concertée entre voisins et définir une politique commune de chasse et de prélèvements ;
  • être attentif au dépistage de maladies.

En deuxième lieu, pour les agriculteurs :

  • adhérer au programme de mesures agri-environnementales (MAE) et installer des couverts faunistiques ;
  • être attentif à la toxicité potentielle de certains produits phytosanitaires.

Enfin, pour les décideurs :

  • simplifier la procédure administrative pour le contrôle des prédateurs et envisager de nouvelles possibilités de lutte ;
  • assurer une information et une sensibilisation pour la prise en compte de la biodiversité dans les grandes plaines cultivées ;
  • veiller à l’application de la législation en vigueur afin d’inciter au respect de la biodiversité. [S.P.]

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Bourdouxhe L. [2012]. Le lièvre sur la même pente démographique que la perdrix ? Forêt Wallonne 121 : 11-17 (7 p., 2 fig., 6 réf.).

 

L’impact des maladies sur le déclin des populations
de lièvres en Région wallonne

Fabien Grégoire

La question du rôle des maladies est souvent évoquée dans le cadre du déclin des populations de lièvres en Wallonie. Depuis 2003, le Réseau de Surveillance sanitaire de la Faune sauvage collecte et analyse les lièvres trouvés morts ou achevés pour cause de maladie. Les lièvres sont acheminés (par les chasseurs et autres acteurs de terrain) à la Faculté de Médecine vétérinaire de Liège pour analyses. Chaque année, le Réseau analyse une trentaine de lièvres et des tendances peuvent être observées. Les causes de mortalité mises en évidence lors des analyses (autopsies) sont variées et les mortalités dues à un agent biologique (infectieux ou parasitaire) représentent 68 % des cas.

Les principales maladies infectieuses et parasitaires touchant le lièvre en Région wallonne sont la coccidiose intestinale (un protozoaire parasite), le syndrome du lièvre brun européen (hépatite virale du lièvre ou « EBHS » pour European Brown Hare Syndrome), la pseudotuberculose (bactérie), la pasteurellose (bactérie) et la tularémie (bactérie). Certaines maladies, tel que le virus de l’EBHS, jouent indéniablement un rôle négatif sur les populations déjà affaiblies par la dégradation du biotope et le morcellement du territoire.

Les causes toxiques, notamment phytosanitaires, sont difficilement évaluées et le Réseau n’a jusqu’à présent pas mis en évidence de lien entre les lésions observées à l’autopsie et une éventuelle intoxication aiguë.

En conclusion, l’auteur rappelle que les lièvres trouvés morts sont une source précieuse d’informations pour les gestionnaires de chasse. Les agents pathogènes ne sont pas à eux seuls la cause du déclin des populations de lièvres et représentent plutôt un facteur secondaire aggravant. Le suivi des agents infectieux reste primordial pour comprendre l’impact réel des maladies dans la problématique du déclin des populations de lièvres. [C.S.]

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Grégoire F. (2012). Quel impact des maladies sur les populations de lièvres en Région wallonne ? Forêt Wallonne 121 : 18-25 (8 p., 2 fig.).

 

De la biodiversité sous les lignes à haute tension

Gaëlle Vervack

La politique de gestion durable menée par Elia, la société qui gère le transport d’électricité à haute tension en Belgique, l’amène à développer des projets d’amélioration des biotopes autour et sous ses infrastructures, en plaine et en forêt. Les projets sont développés en partenariat avec des associations actives dans la mise en valeur des territoires, au bénéfice de la biodiversité. Les projets sont actuellement de trois types : l’aménagement des terrains autour des postes à haute tension, la valorisation des pieds de pylônes et l’entretien écologique des terrains situés sous les lignes en forêt. Ce dernier point fait l’objet d’un projet Life qui va évaluer les meilleures possibilités d’aménagement en termes de valeur écologique et de pérennité. [C.H.]

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Vervack G. [2012]. Elia, un réseau de couverts au cœur de la plaine. Forêt Wallonne 121 : 26-30 (5 p., 1 fig.).

 

Une gestion concertée pour la petite faune sauvage des plaines

Marie Vanschepdael, Amandine Delalieux, Manuel de Tillesse,
Christophe Manssens, Layla Saad

Depuis 2008, l’asbl Faune & Biotopes met en place un programme de gestion intégrée à large échelle de la petite faune sauvage des plaines. Les objectifs sont d’assurer une gestion en lien avec la biologie de l’animal et de fédérer les nombreux acteurs susceptibles de pouvoir améliorer le biotope à travers une démarche participative. Le projet pilote intitulé « 2 000 hectares, sinon rien ! » a débuté en 2012 pour une durée de 5 ans. [S.P.]

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Vanschepdael M., Delalieux A., de Tillesse M., Manssens C., Saad L. [2012]. « 2 000 hectares sinon rien ! » pourquoi et comment décloisonner la gestion cynégétique ? Forêt Wallonne 121 : 31-34 (4 p., 1 fig.).

 

Colonisation et dispersion du sanglier en Wallonie

Céline Prévot, Kevin Morelle

Les populations de sangliers augmentent en nombre et étendent leur aire de répartition un peu partout en Europe. En Wallonie, la population de sangliers a quadruplé en 30 ans. Plusieurs études se sont penchées sur le sujet et les raisons de cette augmentation concernent souvent l’influence du climat. Grâce aux différents suivis réalisés par le DEMNA, les déplacements au sein des populations de sangliers sont mieux compris.

L’article se penche d’abord sur le potentiel de dispersion du sanglier en se basant sur les données de bagage de marcassins. Deux variables sont analysées : la distance parcourue dans le cadre de la dispersion natale (mouvement à sens unique à partir du site de naissance d’un individu jusqu’à son site de première reproduction) et le taux de cette dispersion natale.

Quelques résultats provenant d’une étude génétique sont également présentés. Le génotypage de 1153 sangliers répartis sur l’ensemble de la Wallonie a mis en évidence quatre sous-populations génétiquement homogènes.

Parallèlement à l’augmentation de la taille de ses populations, le sanglier a vu son aire de distribution s’accroître en Wallonie. Un suivi par enquête a été réalisé auprès des conseils cynégétiques et des agents du DNF pour mieux comprendre l’expansion géographique observée. Une première phase de l’enquête visait à retracer l’expansion géographique du sanglier en Wallonie. La seconde phase consistait à réaliser un état des lieux sur la situation actuelle de la distribution du sanglier en périphérie du sillon Sambre-et-Meuse. [C.S.]

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Prévot C., Morelle K. (2012). Potentiel de dispersion du sanglier et historique de la colonisation de la plaine agricoles en Wallonie. Forêt Wallonne 121 : 35-42 (8 p., 5 fig., 3 réf.).

 

Le plan national français de maîtrise des populations de sangliers : un exemple à suivre ?

François Klein

Au cours des dernières décennies, les populations de sangliers établies sur le territoire français ont fait preuve d’une dynamique exceptionnelle. Le tableau de chasse national a ainsi été multiplié par dix depuis la fin des années ’70. Cette augmentation des populations a été accompagnée d’un accroissement des problèmes liés au sanglier. Ils peuvent être répartis en cinq catégories :

  • dégâts aux cultures agricoles ;
  • collisions routières ;
  • dégradations de propriétés privées (jardins, pelouses) et d’installations publiques (terrains de sport, aménagements paysagers) ;
  • dégâts dans les espaces naturels protégés ;
  • problèmes sanitaires et risques de transmission à la faune domestique.

Pour répondre à cette problématique, un plan national a été mis au point en concertation avec tous les acteurs concernés, chasseurs et autres gestionnaires traditionnels de l’espace rural, agriculteurs, forestiers, mais également les citadins, plus récemment concernés. Ce plan vise à identifier les points noirs et surtout, à apporter les outils techniques pour réduire les populations. [S.P.]

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Klein F. [2012]. Le plan national français de maîtrise des populations de sangliers : un exemple à suivre ? Forêt Wallonne 121 : 43-49 (7 p., 3 fig.).

 

Le label « Wildlife Estates »

Manuel de Tillesse

Les gestionnaires de territoires de chasse dépendent, au moins partiellement, des autres acteurs (non-chasseurs) pour réaliser leurs objectifs. Par conséquent, il est nécessaire de passer par le dialogue entre acteurs, et cela n’est pas toujours simple. En ce qui concerne la chasse-gestion du petit gibier, les enjeux sont connus : la gestion des habitats, la gestion des prélèvements et la gestion de l’impact des prédateurs.

Le véritable défi à relever pour les chasseurs modernes est donc d’établir une relation de confiance avec les autres acteurs de la ruralité. En effet, avec une bonne compréhension entre chasseurs et non-chasseurs, l’amélioration de l’état de conservation du petit gibier se fera plus aisément.

Le label « Wildlife Estates » peut y contribuer à deux niveaux : d’une part pour limiter ce qui paraît inacceptable aux yeux de la majorité et d’autre part pour communiquer sur la valeur ajoutée de la chasse. Ce label européen, initiée en 2003 par Claude Delbeuck (Président du Conseil de gestion des Chasses de la Couronne), vise à « reconnaître et valoriser les pratiques exemplaires de gestion des territoires dans lesquels il existe des activités cynégétiques ». [C.S.]

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de Tillesse M. (2012). Le label « Wildlife Estates » : une partie de la solution ? Forêt Wallonne 121 : 50-53 (4 p.).

 

Pour une évolution du rôle des conseils cynégétiques

Gérard Jadoul

La réorganisation du fonctionnement des conseils cynégétiques est en pleine ébulition. Leur rôle central dans la gestion de certains gibiers est aujourd’hui reconnu mais des lacunes sont apparues au fil des années, dont la non maîtrise des densités et le manque de démocratie ne sont pas les moindres.

Pour y remédier, l’auteur rappelle les pistes qui ont été remises par un groupe de travail rassemblant les représentants des communes, des agriculteurs, des propriétaires privés, des environnementalistes et des chasseurs.

En gros, les pistes consistent à renforcer le rôle des conseils tout en les obligeant à une meilleure ouverture aux autres acteurs présents sur les territoires. Les nouvelles exigences demandées aux conseils nécessiteront la mise en place d’un encadrement technique extérieur. [C.H.]

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Jadoul G. [2012]. Conseils cynégétiques, stop ou encore ? Forêt Wallonne 121 : 54-60 (7 p.).

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