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Forêt Wallonne n° 125 (juillet/août 2013)

coverFW125Les dispositifs enclos-exclos :
un outil pour convaincre ?

François Lehaire, Kevin Morelle, Alain Licoppe, Philippe Lejeune

La pression exercée par les effectifs de grand gibier sur le milieu forestier fait débat depuis longtemps. Étayer le débat à l’aide de données scientifiques objectives n’est pas aisé. Un inventaire des dégâts frais d’écorcement dans les peuplements résineux est appliqué depuis quelques années déjà mais rien ne permet d’évaluer la pression du gibier par abroutissement et qui plus est, aucune évaluation des dégâts occasionnés n’est faite dans les peuplements feuillus.

Pour répondre à ce manque, les auteurs de l’article ont testé la mise en place d’un réseau d’enclos-exclos en peuplements feuillus.

Le principal intérêt de ces dispositifs est le témoignage visuel clair qu’ils constituent. Les auteurs conseillent donc de les accompagner d’un dossier photo dès leur mise en place. Il est également possible de récolter des données quantitatives sur la végétation basse de l’enclos-exclos en vue de calculer des indicateurs de l’équilibre sylvo-cynégétique. Néanmoins, les analyses de ces données sont complexes et leur interprétation difficile. À cela s’ajoute le coût élevé d’installation et la difficulté de trouver des zones propices à leur implantation.

fw125-enclosLes indicateurs, une fois déterminés doivent être confrontés aux objectifs des gestionnaires qui seront différents selon le type de peuplement et le type de sylviculture appliqué. Il convient de retenir aussi que « l’intérêt » ou « la durée de vie » d’un dispositif sont limités à six ans et qu’après ce temps, il convient de le remplacer.

Malgré ces contraintes, des systèmes d’enclos-exclos sont notamment utilisés au Grand-Duché de Luxembourg dans le cadre de la certification FSC car ils fournissent des renseignements permettant de répondre aux engagements sur l’équilibre sylvo-cynégétique. [D.A.]

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Lehaire F., Morelle K., Licoppe A., Lejeune p. [2013]. Les enclos-exclos : une technique éprouvée pour l’évaluation et le monitoring de l’équilibre forêt-grande faune. Forêt Wallonne 125 : 3-14 (12 p., 4 fig., 1 tab., 6 réf.).

 

fw125-aforceVulnérabilité des forêts au changement climatique

Céline Perrier, Nathalie Bréda, Jean-Luc Peyron, Olivier Picard

L’objectif de cet article est de faire le point sur les résultats de quatre projets de recherche, Dryade, Drought+, Climator et QDiv, présentés lors d’une journée d’étude sur la vulnérabilité des forêts au changement climatique.

Les résultats sont discutés et les auteurs concluent : « Dans tous les cas, penser qu’il existe des solutions universelles, simples, rapides et efficaces est illusoire. Au contraire, les mesures à prendre seront d’autant plus appropriées qu’elles seront adaptées non seulement aux climats actuel et futur, mais encore à la forêt (ce qui implique de bien la connaître), avec ses vulnérabilités propres aux tendances, variabilités et aléas auxquels elle pourrait être confrontée. Le forestier saura donc d’autant mieux faire face à la nouvelle donne climatique, qu’il aura en sa possession un maximum d’éléments lui permettant d’agir en pleine conscience du risque encouru.

Pour réduire le risque climatique, deux pistes peuvent être mises en œuvre conjointement par le forestier :

  1. Atténuer la sévérité des aléas en gérant les besoins en eau et en contrôlant les ravageurs.
  2. Réduire la vulnérabilité des peuplements en étant rigoureux sur le diagnostic de son contexte pédo-climatique actuel et futur, et en évaluant si la sylviculture offrira une marge de manœuvre suffisante ou si des transformations avec substitution d’essence devront être envisagées à plus ou moins court terme.

Enfin, la surveillance des peuplements doit devenir un acte de gestion, permettant la détection précoce d’impacts. » [C.H.]

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Perrier C., Bréda N., Peyron J.-L., Picard O. [2013]. Vulnérabilité des forêts au changement climatique : quelques acquis de la recherche. Forêt Wallonne 125 : 15-26 (12 p., 1 fig.).

 

fw125-inventaireL’évolution de la surface de la forêt wallonne par l’interprétation d’images aériennes

Philippe Lejeune, Matthieu Alderweireld, Hughes Lecomte, Jacques Hébert

Le fait de disposer d’informations précises et régulièrement actualisées sur l’état de la ressource ligneuse est nécessaire pour mettre en œuvre une politique forestière à l’échelle régionale. La principale raison d’être de l’IPRFW (Inventaire permanent des Ressources forestières de Wallonie) est d’assurer la fonction de la mise à disposition de ces données. Malgré ses nombreux avantages, la principale limite de l’inventaire réside dans la fréquence avec laquelle il peut fournir une image globale et précise de l’état de la ressource forestière à une échelle régionale. Cette limitation est tout simplement liée à la méthodologie utilisée qui échelonne sur un cycle de 10 ans les mesures réalisées.

L’objet de l’article est de présenter une méthode d’interprétation d’images aériennes qui est utilisée en complément de l’inventaire au sol. Cette méthode permet d’assurer un suivi régulier et rapide de l’évolution des surfaces forestières et de leur statut pour l’ensemble de la Wallonie.

Les documents utilisés constituent des couches d’images aériennes produites par le SPW (ortho-images à très haute résolution spatiale). La Wallonie est couverte entièrement tous les 3 ans et sera couverte chaque année à partir de 2015. La méthode utilisée implique la superposition de la grille d’échantillonnage de l’IPRFW à ces couches d’images aériennes. Chaque point de la grille classé comme point forestier dans le cadre du premier cycle de l’inventaire a ensuite été analysé visuellement, pour évaluer son statut à deux dates de référence.

Les résultats présentés et commentés sont issus de l’analyse comparative des situations observées en 2006 et 2009 sur l’ensemble des points forestiers productifs du premier cycle.

En conclusion, l’analyse des points de l’inventaire sur les couches ortho-images 2006 et 2009 a démontré l’intérêt de cette technique pour étudier l’évolution de la couverture forestière de la Wallonie. Cette approche par échantillonnage couplée à l’utilisation d’images aériennes à très haute résolution permet un diagnostic rapide et relativement précis de l’évolution du paysage forestier à l’échelle régionale, notamment en ce qui concerne la détection des coupes rases et des jeunes plantations. L’approche développée présente néanmoins certaines limites, notamment parce que les résultats fournis ne concernent que les surfaces. À ce stade aucune estimation dendrométrique ne peut être réalisée. [C.S.]

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Lejeune p., Alderweireld M., Lecomte H., Hébert J. [2013]. Analyse de l’évolution de la surface de la forêt wallonne par interprétation d’images aériennes : un outil complémentaire à l’inventaire forestier régional. Forêt Wallonne 125 : 27-35 (9 p., 3 fig., 2 tab., 2 réf.).

 

fw125-avoldLa participation wallonne à la vente franco-allemande de feuillus précieux de 2013

François Baar, Sami Ben Mena, François Dewez, Gaëtan Graux, Dominique Pauwels, Sébastien Petit, Christine Sanchez

En février 2013, cinq chênes issus de la forêt domaniale de Saint-Michel, sur le cantonnement de Nassogne, ont été présentés à la vente franco-allemande de feuillus précieux. Les bois ont été exposés sur le parc à grumes de Saint-Avold, en France. Cet événement, réalisé à titre expérimental, a permis de faire le point sur les possibilités, freins, avantages et inconvénients pour la mise en place d’un parc à grumes en Wallonie. L’article retrace les étapes qui ont mené à cette expérience et en tire quelques enseignements.

Les chênes choisis ont été identifiés par le cantonnement de Nassogne et une fois abattus, des représentants du service commercialisation de l’agence ONF de Metz ont examiné minutieusement les grumes. Cette expertise a révélé que ces grumes étaient en fait d’une qualité largement supérieure au seuil de qualité d’application à Saint-Avold.

Les résultats de la vente sont présentés pour les grumes allemandes, françaises et wallonnes. De nombreux enseignements peuvent être tirés de l’expérience. Les prix reçus et le nombre d’offres témoignent de l’intérêt qu’on suscité les cinq grumes wallonnes. Ceci montre qu’il y a du chêne de très haute qualité, même en Ardenne. Le repérage des bois de qualité et la première estimation de la qualité des bois ne sont pas réservés aux experts. Toutes les grumes présélectionnées par le cantonnement de Nassogne ont été jugées aptes à être exposées à Saint-Avold.

La valorisation des bois de haute qualité grâce à la vente sur parc à grumes est mise en avant. Les aspects légaux et fiscaux sont également abordés en fin d’article.

En conclusion, beaucoup de forestiers au sein du DNF ont senti cette expérience comme une reconnaissance pour les producteurs et le personnel forestiers. Cette vente a démontré que les forêts de Wallonie recèlent des bois de très haute qualité et la réussite incontestable de cette expérience a montré l‘intérêt de mettre en place un parc à grumes en Wallonie et l’attrait évident de participer à la vente franco-allemande. [C.S.]

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Baar F., Ben Mena S., Dewez F., Graux G., Pauwels D., Petit S., Sanchez C. [2013]. La haute qualité des bois wallons mise en lumière lors de la vente franco-allemande de feuillus précieux 2013. Forêt Wallonne 125 : 36-55 (20 p., 4 tab., 4 réf.).

 

fw125-fnefPrix des bois sur pied : été-automne 2013

FNEF

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FNEF [2013]. Liste des prix moyens des bois sur pied : été-automne 2013. Forêt Wallonne 125 : 58-59 (2 p., 1 tab.).

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