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Forêt Wallonne n° 104 (janv./fév. 2010)

DOSSIER SPÉCIAL : LE BOIS-ÉNERGIE

coverFW104Le bois-énergie, aspects historiques et tendances actuelles

Didier Marchal

Le bois est le combustible le plus ancien utilisé par l’homme. Après avoir été dépassé par les combustibles fossiles, le bois revient en force sous forme de bois de chauffage mais aussi de plaquettes et de granulés, plus facile à utiliser de façon automatisée et avec des rendements de 90 %.

En 2008, la Belgique n’intervenait qu’à 0,95 % dans la production d’énergie primaire à partir de biomasse en Europe, alors que la part de l’Allemagne s’élevait à 15 % et celle de la France à 13 %. Ceci s’explique par la petite taille et la forte densité de population de notre pays. Pour atteindre les objectifs de l’Europe (13 % de la consommation finale d’énergie à partir de renouvelable d’ici 2020), la Belgique devra importer d’importantes quantités de biomasse. De nombreuses initiatives régionales et internationales se mettent en place pour que ces importations (de la mobilisation à la transformation) se fassent dans le respect des populations locales et de l’environnement.

En Région wallonne, le secteur de la production de granulés de bois se développe très vite. Il est passé d’une capacité de production de 15 000 tonnes en 2005 à 400 000 tonnes en 2008. Ces granulés peuvent être utilisés de trois façons différentes : dans des centrales électriques pour produire de l’électricité, dans des centrales de cogénération ou dans des chaudières à alimentation automatique pour les habitations. En Belgique, deux entreprises utilisent près de 800 000 tonnes de granulés pour produire l’électricité nécessaire à leur fonctionnement mais les systèmes les plus répandus sont les installations de chauffage par poêle ou chaudière automatique.

Marchal D. [2010]. Le bois-énergie, aspects historiques et tendances actuelles. Forêt Wallonne 104 : 3-13.

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Les « facilitateurs » bois-énergie en Région wallonne

Francis Flahaux, Julien Hulot, Noëlle Pierret

Afin de favoriser le développement et l’utilisation du bois-énergie en passant par le développement de techniques adaptées, trois « Facilitateurs » œuvrent en Région wallonne : auprès des services publics, des entreprises et des particuliers. Il s’agit de personnes de référence, sans but commercial, qui sont à la disposition des trois catégories de publics visés pour répondre à leur question et leur demande en matière de bois-énergie : ils interviennent aussi bien pour sensibiliser le public que pour donner un avis dans des propositions de projet ou une aide concrète pour leur réalisation, par exemple.

Différents types d’appareils peuvent être utilisés par les consommateurs, qu’il s’agisse de production de chaleur ou de chaleur et d’électricité de manière simultanée. Plusieurs types de combustibles peuvent aussi être utilisés : bûches, buchettes densifiées, pellets ou plaquettes forestières.

L’article s’attache à donner un état des lieux et des perspectives pour la Région wallonne.

Flahaux F., Hulot J., Pierret N. [2009]. Le développement du bois-énergie en Région wallonne à travers le rôle des « Facilitateurs ». Forêt Wallonne 104 : 14-25 (12 p., 2 fig., 5 tab., 5 réf.).

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Les réseaux de chaleur au bois

Francis Flahaux

Dès les premières réflexions sur la mise en place du Plan Bois-Énergie et Développement Rural (PBÉ&DR) pour la Wallonie en 2000-2001, une priorité a été mise sur le développement des réseaux de chaleur. Le concept de faire des réseaux de chaleur à partir de bois-énergie a vite pris de l’ampleur et aujourd’hui, environ 70 % des projets bois-énergie fonctionnels ou en cours de réalisation dans le secteur public sont basés sur des chaufferies centralisées et des réseaux de chaleur.

L’auteur résume la situation en Région wallonne en commençant par une définition des réseaux de chaleur ainsi que leur principe de fonctionnement. Un état des lieux des principaux avantages des réseaux de chaleur est ensuite dressé. Ces avantages concernent principalement l’utilisation prioritaire de sources d’énergies renouvelables, l’optimisation de la performance globale de l’unité de production thermique, la rentabilité des investissements, l’amélioration de la gestion technique des installations (entretien et maintenance) et la réduction des coûts de production.

L’article termine par un exemple concret de réseau de chaleur en milieu rural : le réseau de chaleur public à Libin. Les résultats actuels sont très prometteurs : après une année de fonctionnement, les chiffres de rentabilité sont encore meilleurs que ceux évalués lors de l’étude du projet.

Flahaux F. [2009]. Les réseaux de chaleur au combustible bois. Forêt Wallonne 104 : 26-35 (10 p., 2 fig.).

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Combubois, l’entrepreneur qui fait des plaquettes

Christophe Heyninck

Forêt Wallonne a rencontré André Noiset, patron de la société Combubois qui alimente des chaudières bois à alimentation automatique en Belgique, au Grand-Duché de Luxembourg et en France.

Combubois, entreprise qui emploie aujourd’hui quatre personnes, a investi pour 300 000 euros de matériel, en ce compris un broyeur MusMax T9 destiné à déchiqueter la matière ligneuse. La capacité de production annuelle est de 70 000 map (mètre cube apparent de plaquettes), la production effective prévue en 2010 est de 30 000 map.

La matière première est constituée de feuillus et de résineux provenant entre autres des bois de bord de route, des premières et deuxièmes éclaircies résineuses et surtout des mises à blanc résineuses en fond de vallée (projets LIFE).
Le rendement moyen, déterminé essentiellement par l’ouverture du broyeur, tourne autour des 60 map par heure. Le séchage des plaquettes se fait en deux temps : une pré-maturation hors abris de 3 mois et après tamisage, une mise sous abris d’environ 4 mois (en fonction du taux d’humidité).

Une des difficultés rencontrées par Combubois est le délai entre le moment où l’arbre est broyé et celui où la plaquette est prête à être livrée. Dès lors, idéalement, les appels d’offres des communes et autres commanditaires devraient être réalisés au moins un an à l’avance.

Heyninck C. [2009]. Combubois, l’entrepreneur qui fait des plaquettes. Forêt Wallonne 104 : 36-38 (3 p.).

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La position du DNF vis-a-vis du bois-énergie

Didier Marchal, Marc Herman

Dans cet article, les auteurs clarifient la position du Département de la Nature et des Forêts (DNF, SPW) vis-à-vis de l’utilisation du bois, issus des forêts bénéficiant du régime forestier, à destination énergétique.

Actuellement, 1,62 million de mètres cubes par an sont prélevés dans les forêts gérées par le DNF (moyenne de 2007 à 2009). Seuls 770 m3 (0,05 %) sont destinés à l’alimentation de chaufferie au bois collective. Dans les années à venir, ce chiffre devrait monter à 4 000 m3. Au stade actuel, ces chiffres sont donc insignifiants.

Sans nécessairement encourager d’office l’utilisation du bois local à des fins énergétiques, le DNF est conscient de l’économie que peut engendrer, pour une commune, le remplacement du mazout par du bois. Dès lors, sur base des plans d’aménagement, le DNF pourrait délivrer pour le bois-énergie des lots parmi les bois de mauvaise qualité. Plutôt que de vendre certains lots à des prix très bas, le DNF pourrait décider de les retirer de la vente à partir d’un certain seuil et de les orienter vers une valorisation énergétique locale

Par contre, le DNF est nettement moins favorable aux projets de grande envergure qui ne disposent pas de ressources forestières propres et dont l’objectif est de produire de l’électricité ou des granulés de bois. Le risque est grand de voir apparaître des répercussions négatives sur les utilisations locales du bois ainsi que sur l’approvisionnement de diverses entreprises de la filière bois déjà actives.

La certification PEFC qui couvre la majeure partie des forêts publiques en Région wallonne, assure que l’exploitation du bois ne met pas en péril la pérennité de la forêt. Le cahier des charges pour la vente des coupes de bois (arrêté du Gouvernement wallon du 27 mai 2009 relatif à l’entrée en vigueur et à l’exécution du Code forestier) spécifie que les ramilles de moins de 4 cm de diamètre doivent rester sur le parterre de la coupe.

Conscient de l’importance croissante du bois-énergie, le DNF se montrera particulièrement vigilant afin d’éviter tout abus. Il estime par ailleurs qu’il faut, autant que possible, donner la priorité à une valorisation « matière » du bois. Néanmoins, une valorisation énergétique peut constituer une alternative intéressante dans des cas bien précis.

Marchal D., Herman M. [2009]. Le DNF, partenaire du bois-énergie. Forêt Wallonne 104 : 39-42 (4 p.).

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Du bioéthanol à partir de la biomasse lignocellulosique

Isabelle Didderen, Julie Destain, Philippe Thonart

L’article débute par une explication de ce qu’est la lignocellulose et du procédé de production de bioéthanol à partir de cette dernière. Les aspects économiques et environnementaux liés à cette production sont ensuite abordés. Les coûts de production actuels du bioéthanol à partir de biomasse lignocellulosique semblent très compétitifs par rapport au bioéthanol de première génération produit à partir de froment ou de betterave. D’un point de vue environnemental, les avantages liés à l’utilisation de la matière lignocellulosique pour la production de bioéthanol semblent promettre un avenir intéressant à cette filière.

Didderen I., Destain J., Thonart P. [2009]. La production de bioéthanol à partir de biomasse lignocellulosique. Forêt Wallonne 104 : 43-49 (7 p., 2 fig., 4 tab., 5 réf.).

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Expansion d’habitats pour le Pic mar

François Lehaire, Jean-Yves Paquet, Didier Monticelli, Laurence Delahaye, Jacques Rondeux, Hugues Claessens

L’article s’attache à comparer les habitats du Pic mar en Région wallonne avec certaines données issues de l’inventaire forestier. Les données sur les habitats proviennent de l’Atlas des oiseaux nicheurs. La comparaison de base de données à large échelle laisse entrevoir des résultats intéressants.

Ainsi, l’Atlas des oiseaux nicheurs révèlent que le Pic mar a considérablement agrandi son aire de répartition. Autrefois cantonné dans les grands massifs feuillus d’Ardenne et de Gaume, on le retrouve actuellement jusque dans le Condroz et une partie de la région limoneuse.

Cette remarquable expansion est l’occasion d’étudier ses exigences écologiques dans un habitat encore peu ou mal connu. L’étude visait la comparaison des habitats forestiers occupés par le Pic mar entre trois aires de distribution, définies selon l’évolution temporelle de la répartition de l’espèce (1973-1977, 1991-1992 et 2001-2007).

Les localisations du Pic mar ont été croisées avec 41 variables de description de l’habitat forestier extraites des données récoltées dans le cadre de l’inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie.

Les premiers résultats suggèrent que le Pic mar a colonisé, au cours de son expansion récente, les habitats les plus riches en chêne. L’aire d’expansion de l’espèce est également caractérisée par une plus faible représentation du hêtre, au profit notamment d’une diversité accrue des essences de la futaie.

Les auteurs concluent que cette espèce montre une plasticité plus grande, vis-à-vis de ses exigences écologiques, que ce que les caractéristiques de ses habitats anciens ne laissaient présager.

Les recommandations générales de gestion concernent le vieillissement des chênaies afin de combler le déficit de régénération. Et, vu la plasticité de ses exigences, pourquoi pas favoriser les futaies claires à essences présentant une écorce rugueuse (plus riche en insectes du fait de leur plus grande surface d’écorce et de la présence de crevasses).

Lehaire F., Paquet J.-Y., Monticelli D., Delahaye L., Rondeux J., Claessens H. [2009]. Étude des habitats utilisés par le Pic mar en Région wallonne à partir des données de l’inventaire forestier. Forêt Wallonne 104 : 50-61 (12 p., 4 fig., 1 tab.).

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