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Forêt Wallonne n° 101 (juil./août. 2009)

coverFW101La fonction récréative de la forêt wallonne : évaluation et pistes de réflexion pour son intégration optimale dans l’aménagement intégré des massifs

Vincent Colson, Philippe Lejeune, Jacques Rondeux

Une thèse de doctorat récemment présentée à la Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux s’est penchée sur la fonction récréative des forêts wallonnes.

Il en ressort que 45 % des personnes interrogées se promènent en forêt au moins une fois par an, selon des différences dues aux activités et au type de public ; alors que 67 % de la population wallonne habite à moins de 700 mètres à vol d’oiseau d’un massif de plus de cinq hectares.

Les 113 millions de visites annuelles en forêt se chiffrent à 3,386 milliards d’euros par an si l’on prend en compte l’ensemble des coûts de déplacement (carburant, pneus, entretien et amortissement). Le consentement à payer moyen par visite en forêt et par visiteur est de 3,82 euros pour la population locale et de 5,82 euros pour les vacanciers.

L’auteur propose d’appliquer un concept de zonage récréatif pour prendre en compte les variations spatiales existant au sein d’un même massif : zone d’accueil à vocation récréative prioritaire, zone tampon, zone de diffusion et zone d’exclusion.

Colson V., Lejeune P., Rondeux J. [2009]. La fonction récréative de la forêt wallonne : évaluation et pistes de réflexion pour son intégration optimale dans l’aménagement intégré des massifs. Forêt Wallonne 101 : 3-17.

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Bases biologiques et éco-hydrauliques pour la restauration de la continuité piscicole en rivière : premier bilan et perspectives

Michaël Ovidio, Jean-Claude Philippart, Patrice Orban, Philippe Denoël, Marc Gilliquet, Francis Lambot

Depuis 1997 a lieu un inventaire des obstacles à la libre circulation des poissons dans les rivières de Wallonie. Ce travail permet de mettre en avant les difficultés de franchissement des obstacles rencontrés pour différentes espèces : en fonction des espèces, un obstacle peut être classé comme mineur, important, majeur ou infranchissable. Afin d’étudier ces obstacles, deux cent sept poissons de diverses espèces ont été radio-marqués et suivis dans plusieurs bassins versants.

Parmi les espèces suivies, la truite possède les meilleures capacités de franchissement d’obstacle, devant l’ombre.

Après analyse biologique des obstacles et des données de franchissement, il est envisageable, pour certains endroits, d’aménager des obstacles considérés comme infranchissables ou majeurs. Pour qu’un obstacle soit équipé d’un dispositif de franchissement, il faut prendre en considération les facteurs suivants :

  • présence des espèces de poissons avec une grande valeur écologique ;
  • la position stratégique de l’obstacle dans l’axe fluvial (à la base d’un axe) ;
  • un gain démographique prévisible pour les espèces ;
  • une amélioration considérable du degré de franchissabilité effective par les poissons ;
  • des opportunités locales d’aménagement (travaux à réaliser à court terme, par exemple).

Ovidio M., Philippart J.-C., Orban P., Denoël P., Gilliquet M., Lambot F. [2009]. Bases biologiques et éco-hydrauliques pour la restauration de la continuité piscicole en rivière : premier bilan et perspectives. Forêt Wallonne 101 : 18-29.

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Le cloisonnement d’exploitation pour préserver les sols forestiers

Marie-Amélie de Paul, Michel Bailly, Christophe Heyninck

Une nouvelle brochure intitulée « Le cloisonnement d’exploitation pour préserver les sols forestiers. Document informatif » est disponible auprès du Service Documentation de la DGO3. L’article en présente les grandes lignes.

Un cloisonnement d’exploitation consiste en une voie d’accès à l’intérieur des parcelles, sous forme de réseau, afin de réduire la surface parcourue par les engins d’exploitation.

Les avantages du cloisonnement sont :

  • une surface parcourue par les machines réduite au minimum ;
  • des dégâts aux semis naturels et aux arbres d’avenir limités ;
  • une accessibilité à tous les arbres à abattre ou débarder ;
  • une optimisation de l’organisation des chantiers d’exploitation ;
  • une surveillance des exploitations facilitée.

Le cloisonnement, malgré ses nombreux intérêts, ne se justifie pas là où :

  • le relief est trop perturbé ;
  • les pentes sont trop importantes (supérieures à 35 %) ;
  • les sols sont trop humides.

de Paul M.-A., Bailly M., Heyninck C. [2009]. Le cloisonnement d’exploitation pour préserver les sols forestiers. Forêt Wallonne 101 : 30-41.

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Utilisations et marchés des fruitiers forestiers

Alice Gauthier

Les différentes utilisations, marchés, qualités et systèmes de vente des fruitiers forestiers (merisier, sorbier, alisier, cormier, poirier, pommier) sont abordés dans cet article. Ces arbres sont recherchés pour leurs qualités esthétiques et technologiques, et atteignent des prix particulièrement intéressants. Les utilisations peuvent être particulièrement variées : de la menuiserie et l’ébénisterie à la fabrication d’instruments de musique, en passant par des marchés de niche dont le petit artisanat.

Les fruitiers, essences fragiles, sont particulièrement recherchés s’ils présentent des qualités exceptionnelles : homogénéité, grains fins, densité élevée, stabilité dimensionnelle et couleurs chaudes. La valeur de ces arbres ne peut être connue qu’une fois coupés, ce qui favorise leur vente à bord de route. En fonction des débouchés, le système de vente peut être fort différent.

Pour les qualités tranchage et ébénisterie, les arbres doivent généralement avoir un diamètre supérieur à quarante centimètres au milieu de la grume qui devrait faire plus de trois mètres de longueur. De plus, certaines grumes de tranchage nécessitent des précautions particulières pour leur abattage et leur conservation.

Avec une demande toujours soutenue, les prix pratiqués pour les fruitiers forestiers ont cependant baissé par rapport aux années ‘90. L’alisier torminal reste très demandé, avec des prix au mètre cube qui atteignaient parfois plus de 3 000 euros en 2008. Le merisier, lui, a légèrement baissé entre 2007 et 2008. Les données relatives au prix des fruitiers sont cependant rares et hétérogènes.

Gauthier A. [2009]. Utilisations et marchés des fruitiers forestiers. Forêt Wallonne 101 : 42-48.

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Produits phytos en forêt : où en sommes-nous ?

Christophe Heyninck

L’article fait le point sur les différentes législations (européenne, fédérale et régionale) qui entourent la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques. La directive européenne n° 91/414/CEE est le texte le plus important : toutes les substances actives autorisées sont reprises dans son annexe 1.

Les produits présents sur le marché avant 1993 qui voudraient y figurer doivent maintenant produire des données issues de tests coûteux. En conséquence, bon nombre de produits ne sont plus autorisés, comme le latex forestier et le Fegol, par exemple. La liste des produits autorisés au niveau fédéral est reprise sur le site phytoweb.be.

L’article 42 du code forestier prévoit que « toute utilisation d’herbicides, fongicides et insecticides est interdite, sauf les exceptions fixées par le gouvernement ».

Parmi ces exceptions, l’utilisation d’herbicides est permise pour certains travaux forestiers avec des restrictions particulières (lutte contre la fougère aigle, la ronce, les espèces envahissantes, etc.). L’utilisation d’insecticides permet encore de lutter localement contre les scolytes, l’hylobe et les insectes défoliateurs. Les fongicides, eux, peuvent être utilisés pour protéger les plaies aux arbres et lutter contre les rouilles pour les peupleraies de plus de huit ans.

À court terme, plus aucun produit répulsif ne sera accessible en Belgique. Seules les protections individuelles et les clôtures seront donc utilisables, bien qu’un réel équilibre forêt-gibier devrait être privilégié. Nous devrions cependant voir arriver de nouveaux produits sur le marché belge…

Heyninck C. [2009]. Produits phytos en forêt : où en sommes-nous ? Forêt Wallonne 101 : 49-53.

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