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Forêt Wallonne n° 108 (septembre/octobre 2010)

coverFW108Une chênaie n’est pas l’autre : analyse des contextes sylvicoles du chêne en forêt wallonne

Hugues Claessens, Jérôme Perin, Nicolas Latte, Hugues Lecomte, Yves Brostaux

Cet article tente de définir les chênaies wallonnes dans toute leur diversité. Beaucoup d’entre elles trouvent leur origine dans des taillis et taillis sous futaie du XIXe et du début du XXe siècle. Il y en a d’autres qui sont issues de plantations du début du XXe et qui ont été menées en futaie dense. Toutes ces chênaies, si différentes dans leur histoire et leur traitement, représentent autant de contextes dont vont dépendre leur structure, leur composition dendrologique et leurs potentialités sylvicoles.

Les auteurs de l’article font le point sur la diversité des chênaies et les présentent selon les régions naturelles, les stations, les structures... pour finalement faire ressortir les grands types de chênaies de Wallonie qui sont autant de contextes sylvicoles différents qui justifient des traitements adaptés.

La méthodologie utilisée pour décrire cette diversité est la suivante : les placettes de l’IPRFW (Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie), où les chênes indigènes sont les essences dominantes ou codominantes, ont été sélectionnées. Chacune de ces placettes a été définie par six facteurs, choisis de manière à obtenir un bon équilibre entre les variables écologiques, structurelles, dendrométriques et de composition spécifique. Une classification numérique des placettes a ensuite été menée afin d’identifier les grands types de peuplements.

En conclusion, les auteurs recommandent aux sylviculteurs de se référer au contexte sylvicole avant d’envisager les éclaircies ou la régénération des peuplements, ce qu’ils font déjà très souvent d’instinct.

Claessens H., Perin J., Latte N., Lecomte H., Brostaux Y. [2010]. Une chênaie n’est pas l’autre : analyse des contextes sylvicoles du chêne en forêt wallonne. Forêt Wallonne 108 : 3-18.

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Le réchauffement climatique et le transport accidentel par l’homme responsables de l’expansion de la chenille processionnaire du pin

Christelle Robinet, Jérôme Rousselet, Charles-Édouard Imbert, Daniel Sauvard, Jacques Garcia, Francis Goussard, Alain Roques

La chenille processionnaire du pin progresse vers le nord et en altitude chaque année. Les auteurs de l’article analysent les facteurs d’expansion. En observant les aires de répartition près d’Orléans, on remarque deux types d’avancée : un front qui monte vers le nord et quelques foyers isolés. L’avancée du front est due aux températures plus douces qui permettent la survie et le développement des larves durant l’hiver. Pourtant, la distance de propagation est limitée par la distance de vol des adultes, 3 km en moyenne et un maximum de 10 km. Au delà de cette distance, la dissémination doit avoir une autre explication. Le transport accidentel de nymphes dans les mottes de terre lors de la transplantation de grands arbres est l’explication la plus plausible.

Ces informations montrent que la chenille processionnaire du pin avance toujours plus vers le nord et à ce rythme, aura atteint Paris pour 2025. Ceci dit, comme la limite sud de l’aire de répartition n’est pas étudiée, on ne sait pas s’il s’agit d’une expansion ou d’un déplacement de l’aire de répartition.

Robinet C., Rousselet J., Imbert C.-É., Sauvard D., Garcia J., Goussard F., Roques A. [2010]. Le réchauffement climatique et le transport accidentel par l’homme responsables de l’expansion de la chenille processionnaire du pin. Forêt Wallonne 108 : 19-27.

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Quelles perspectives pour le stockage des bois chablis sous bâches hermétiques en Wallonie ?

Simon Riguelle, Jacques Hébert, Benoît Jourez

Pour préserver les qualités technologiques des grumes et des billons venant de chablis, il faut éviter de les exposer à des conditions propices au développement de certains insectes ou champignons.

Le stockage sous bâches hermétiques consiste à emballer le bois frais dans une poche étanche, à l’intérieur de laquelle l’oxygène va être très rapidement consommé par les micro-organismes naturellement présents dans l’air ou sur le bois. Après quelques jours, la faible concentration en oxygène atteinte dans le silo – inférieure à 2 % – est létale pour les insectes et les champignons xylophages. Aussi longtemps qu’il demeure dans cette atmosphère anaérobie, le bois est à l’abri de toute dégradation.

La réussite du stockage sous bâches repose sur l’étanchéité de la poche. Les piles peuvent être établies en forêt, à proximité des coupes, sur des aires de façonnage, dans des clairières ou localisées en périphérie des massifs touchés par la tempête. Tant les bois longs (grumes) que les bois courts (billons) peuvent être conservés sous bâches hermétiques.

Le volume d’une pile peut dès lors varier de 75 à 600 m3, le standard pour le stockage de billons de 3 mètres étant de 200 m3. L’écorce des bois reste bien adhérente, contrairement au stockage par aspersion où la coloration du pourtour des grumes, suite au décollement de l’écorce, provoque des pertes de rendement matière. Les sciages effectués après séchage sont exempts de taches et sont de couleur claire, atouts non négligeables par rapport au stockage par aspersion.

Riguelle S., Hébert J., Jourez B. [2010]. Quelles perspectives pour le stockage des bois chablis sous bâches hermétiques en Wallonie ? Forêt Wallonne 108 : 28-35.

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La réception de plants forestiers

Benjamin de Potter, Alain Servais

Une nouvelle procédure de réception des plants a été développée pour le DNF. Cette nouvelle méthode est intégrée dans les cahiers des charges des marchés publics pour la commande de plants forestiers. La méthode est abordée dans l’article, mais la méthode complète, détaillée et illustrée, est disponible ici.

L’article présente les grandes étapes de la procédure de réception :

  • documents à vérifier avant de s’attarder sur les plants (y compris Document Fournisseur) ;
  • critères à vérifier sur l’ensemble de la livraison : tels l’âge des plants, les conditions de transport ou encore la fraîcheur des plants ;
  • conditions de la réception elle-même ;
  • prélèvement d’un échantillon représentatif des plants livrés, afin de ne regarder les critères qualitatifs que sur un nombre restreint de plants ;
  • défauts moins importants relevant de l’ensemble de l’échantillon ;
  • défauts plus significatifs signes de « mauvais » plants.

Notons que la qualité des plants en godet est abordée dans l’article : les racines incomplètes, tournantes ou remontantes sont aussi signes de mauvais plants.

En plus d’une bonne origine génétique et de plants de qualité, la plantation mérite une attention particulière pour la réussite d’un boisement.

de Potter B., Servais A. [2010]. La réception de plants forestiers. Forêt Wallonne 108 : 36-48.

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La chalarose du frêne : premiers foyers en Wallonie

Nicolas Delhaye, Martin Helson, Anne Chandelier

Chalara fraxinea est un champignon qui s’attaque au frêne, provoquant son dépérissement en quelques années. L’absence actuelle de moyens de lutte efficaces contre cet agent pathogène amène certains pays européens, dans lesquels l’agent pathogène s’est déjà propagé, à abandonner la plantation de frêne au profit d’autres essences.

En Wallonie, une campagne de détection annuelle de la maladie a été mise en place depuis 2009. Alors qu’en 2009, aucun signe de la maladie n’était détecté, en 2010, les premiers sites infectés ont pu être repérés. Des mesures d’éradication ont été entreprises afin de stopper la propagation de l’agent pathogène mais sans succès.

Les recommandations formulées dans l’article consistent :

  • en pépinière : à contrôler régulièrement l’absence de symptômes et à éliminer les feuilles mortes tombées au sol à partir du mois d’août ;
  • pour de nouvelles plantations : à limiter la plantation du frêne et à favoriser le mélange avec d’autres essences ;
  • pour les plantations en place : à ne pas faire de coupe sanitaire systématique en cas de contamination, afin, d’une part, de favoriser l’émergence d’individus résistants parmi les frênes et, d’autre part, d’éviter la propagation de l’agent pathogène par l’intermédiaire de l’exploitation et du transport des bois. L’exploitation précoce se limitera aux individus souffrant d’un déficit foliaire supérieur à 50 % et le martelage se fera sur la période d’août-septembre afin de pouvoir apprécier l’étendue de la défoliation ;
  • à contacter le CRA-W ou l’Observatoire wallon de la santé des forêts en cas de soupçon de contamination.

Delhaye N., Helson M., Chandelier A. [2010]. La chalarose du frêne : premiers foyers en Wallonie. forêt Wallonne 108 : 49-56.

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