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Forêt.Nature n° 135 (avril-juin 2015)

foretnature135-cover400px   feuilleter La revue Foret Wallonne devient Foret.Nature. Un n° 135 exceptionnel tiré à 10 000 exemplaires pour une large diffusion ainsi qu'une version unique de démonstration accessible en ligne.

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Forêt.Nature 135La forêt wallonne, composante vitale de la sidérurgie préindustrielle

Brieuc Hardy, Joseph Dufey

L’apogée de la sidérurgie au bois en Wallonie se situe dans les années 1750 à 1830. La forêt wallonne a fortement contribué à fournir le charbon de bois nécessaire à la sidérurgie préindustrielle, avant l’adoption du charbon de terre, la houille, au cours du XIXe siècle. Le charbon de bois était utilisé pour la fusion du minerai et pour l’affinage de la fonte. Des données statistiques anciennes ont permis d’établir qu’il fallait de l’ordre de 3 tonnes de charbon de bois pour la production et l’affinage d’une tonne de fonte. Un haut-fourneau produisant en moyenne à cette époque 500 à 550 tonnes de fonte par an, les besoins en charbon de bois sont estimés à environ 1 600 tonnes par an et par fourneau, soit l’équivalent de quelque 20 000 stères de bois. Avec 73 hauts-fourneaux actifs en Wallonie, les besoins en charbon de bois sont ainsi évalués à environ 117 000 tonnes par an, soit près de 1 500 000 stères de bois. Ce bois est issu de taillis dont la révolution est estimée à une vingtaine d’années. La production d’un taillis de cet âge sur sol moyen se situant dans une gamme de 80 à 100 stères par hectare, les besoins en surface forestière sont estimés en moyenne à 4 444 ha par fourneau. Compte tenu des 73 fourneaux actifs en Wallonie, l’estimation d’une superficie totale de l’ordre de 325 000 ha de forêt peut être considérée comme réaliste pour répondre aux besoins de la sidérurgie préindustrielle, soit de l’ordre des trois quarts de la forêt wallonne de l’époque.

Hardy B., Dufey J. (2015). La forêt wallonne, composante vitale de la sidérurgie préindustrielle. Forêt.Nature 135 : 10-18.

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Références à télécharger

0reader icon special 2 Delvaux A. (1998). Les charbonniers d’antan. Forêt Wallonne 38 : 2-5.

0reader icon special 11 Hardy B., Dufey J. (2013). Recherche d’intérêt général et pluridisciplinaire relative au repérage et à la caractérisation des aires de faulde de Wallonie. Convention n° 11/13342. UCL Earth & Life Institute, Louvain-la-Neuve, SPW Direction Générale Agriculture, Ressources Naturelles et Environnement, Namur.

0reader icon special 19 Tallier P.A. (2004). Entre déboisement, boisement et reboisement, deux siècles d’histoire des forêts belges (1750-1950). Forêt Wallonne 68 : 8-19.

 

 

Forêt.Nature 135Les aires de faulde en forêt wallonne : repérage, morphologie et distribution spatiale

Brieuc Hardy, Joseph Dufey

En 2012 et 2013, les auteurs ont prospectés les forêts anciennes en Wallonie afin d’y repérer les différents types d’aires de faulde en fonction des conditions de terrain. Un peu plus de deux cents aires ont été identifiées, décrites et geolocalisées sur tous les grands types de substrats présents sur notre territoire.

Sur cette base, leur diversité morphologique a été mise en relation avec la topographie et le substrat géopédologique, ce qui reflète la diversité des usages et des adaptations que les charbonniers ont développés pour s’adapter aux différentes situations.

Les mesures montrent que la profondeur moyenne de l’horizon charbonnier (résidus et poussière de charbon de bois mélangé à de la terre calcinée) est de 35 cm. Elle varie selon le type de substrat et vraisemblablement l’intensité d’utilisation de l’aire de faulde. Le diamètre moyen de ces aires est de 10 mètres.

Dans un second temps, et suite à la mise à disposition du modèle numérique de terrain de haute résolution dérivé du LiDAR sur toute la Wallonie, les auteurs ont pu estimer la densité spatiale des aires de faulde, qui varie le plus souvent entre 1 et 3 unités par hectare.

Hardy B., Dufey J. (2015). Les aires de faulde en forêt wallonne : repérage, morphologie et distribution spatiale. Forêt.Nature 135 : 19-30.

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Forêt.Nature 135La typologie des peuplements : un outil pour mieux connaître l’état des chênaies à l’échelle régionale

Sylvain Gaudin

La typologie des peuplements est une méthode de description se fondant sur le capital sur pied (quantifié par la surface terrière) et la structure (répartition en petits bois, bois moyens et gros bois) des peuplements. Cet outil s’utilise d’ordinaire à l’échelle de parcelles ou de forêts. Une analyse globale a été conduite sur vingt et une forêts de Champagne-Ardenne pour mieux connaître l’état des chênaies de cette région. Elle précise la diversité des peuplements et permet d’établir des types synthétiques, combinant structure et capital. Il ressort de cette étude que les chênaies privées de la région sont globalement dominées par les bois moyens et les gros bois. Les peuplements pour lesquels une récolte rapide est souhaitée sont minoritaires. Le parcours de nombreux peuplements a montré que les petits bois de chêne sont rares ou absents dans la majeure partie des peuplements. Il en est de même pour les perches et les semis. Ainsi, le maintien d’une proportion conséquente de chêne dans les peuplements ne pourra se faire qu’à l’aide d’interventions sylvicoles.

Gaudin S. (2015). La typologie des peuplements : un outil pour mieux connaître l’état des chênaies à l’échelle régionale. Forêt.Nature 135 : 31-39.

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Références à télécharger

0reader icon special 1 Alderweireld M., Ligot G., Latte N. et Claessens H. (2010). Le chêne en forêt ardennaise, un atout à préserver. Forêt Wallonne 109 : 10-24.

0reader icon special 3 Bertin S., Gaudin S. et Pichery C. (2009). Exemple de plan simple de gestion utilisant une typologie des peuplements et une carte des stations. Forêt de Sainte-Croix. CRPF de Champagne-Ardenne, Châlons-en-Champagne, 29 p. + annexes.

0reader icon special 9 Gaudin S., Theisen P. et Vanderheeren N. (2005). Mieux connaître sa forêt grâce à la typologie des peuplements. CRPF de Champagne-Ardenne, 12 fiches.

0reader icon special 13 Sanchez C., Collard B. et Van Driessche I. (2012). Résultats de quelques essais d’inventaire typologique en Wallonie. Forêt Wallonne 118 : 31-42.

 

 

Forêt.Nature 135ForEstimator : un nouvel outil cartographique pour mieux connaître la forêt wallonne

Laurent Dedry, Olivier De Thier, Jérôme Perin, Adrien Michez, Stéphanie Bonnet, Philippe Lejeune

Suite à l’acquisition par le Service public de Wallonie d’une couverture LiDAR de l’ensemble du territoire régional, et à l’établissement d’un modèle numérique de hauteur basé sur cette dernière, Gembloux Agro-BioTech (GxABt) a mis au point un plugin QGIS, baptisé « ForEstimator », permettant aux gestionnaires et propriétaires forestiers de calculer facilement la hauteur dominante de leurs peuplements d’épicéas et de douglas équiennes. De plus, pour corriger l’ancienneté des données LiDAR, le plugin est couplé à un modèle de prédiction de la croissance de la hauteur dominante. Cette originalité permet d’actualiser l’estimation à une date postérieure à l’acquisition des données LiDAR.

Parallèlement, l’équipe de GxABT a pu déterminer l’arbre le plus haut de Wallonie. Il s’agit d’un douglas de 61 mètres de haut au sein d’un peuplement mélangé de douglas et tsuga, planté en 1900, situé à Bouillon.

ForEstimator permet aux gestionnaires forestiers de produire facilement des cartes de hauteur dominante, de productivité des peuplements, etc.

Dedry L., De Thier O., Perin J., Michez A., Bonnet S., Lejeune P. (2015). ForEstimator : un nouvel outil cartographique pour mieux connaître la forêt wallonne. Forêt.Nature 135 : 40-46.

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Références à télécharger

0reader icon special 1 Bonnet S., Toromanoff F., Fourneau F., Lejeune P. (2011). Principes de base de la télédétection et ses potentialités comme outil de caractérisation de la ressource forestière. I. Images aérienne et satellitaire. Forêt Wallonne 114 : 45-56.

0reader icon special 2 Bonnet S., Toromanoff F., Bauwens S., Michez A., Dedry L., Lejeune P. (2013). Principes de base de la télédétection et ses potentialités comme outil de caractérisation de la ressource forestière. II. LiDAR aérien. Foret Wallonne 124 : 28-41.

0reader icon special 3 Bonnet S., Dedry L., Bauwens S., De Jaegere T., Lejeune P. (2014). Quantifier la ressource forestière grâce au LiDAR, quelques applications concrètes. Forêt Wallonne 129 : 42-43.

0reader icon special 4 De Thier O., Lisein J., Lejeune P. (2014). IFA : un logiciel simple pour la réalisation et le traitement d’inventaires forestiers d’aménagement. Forêt Wallonne 129 : 44-45.

0reader icon special 5 Handerek D., Quevauvillers S., Hébert J., Rondeux J., Lejeune P. (2013). G-CUBE2.0 - Un logiciel de cubage et de constitution de lots de bois. Forêt Wallonne 124 : 20-27.

0reader icon special 6 Perin J., De Thier O., Claessens H., Lejeune P., Hébert J. (2014). Nouvelles courbes de productivité harmonisées pour le douglas, l’épicéa et les mélèzes en Wallonie. Forêt Wallonne 129 : 26-41.

0reader icon special 7 Rondeux J., Hébert J., Bourland N., Puissant T., Burnay F., Lecomte H. (2005). Production ligneuse de la forêt wallonne, l’apport de l’inventaire permanent régional. Forêt Wallonne 79 : 3-18.

 

 

Forêt.Nature 135La carte bioclimatique de Wallonie : un nouveau découpage écologique du territoire pour le choix des essences forestières

Raphaèle Van der Perre, Stephen Bythell, Patrick Bogaert, Hugues Claessens, François Ridremont, Christian Tricot, Caroline Vincke, Quentin Ponette

Dans le cadre de la révision du Fichier écologique des essences et du Guide de boisement, les deux principaux outils à disposition du gestionnaire pour la bonne adéquation essence-station, un nouveau découpage du territoire a été réalisé sur base de données climatiques actualisées et à la lumière des nouvelles connaissances en autécologie des essences.

Dans un premier temps, les données de températures, de précipitations et de rayonnement solaire, de 1986 à 2005, ont été rassemblées et spatialisées sur une maille de 500 x 500 mètres.

Le croisement de ces données avec les sensibilités écologiques des essences a permis d’aboutir à un nouveau découpage du territoire en dix zones bioclimatiques. Ces dix zones remplacent les territoires écologiques comme porte d’entrée du Guide de boisement. Elles permettent également de proposer des cartes de zones à risques pour les différentes essences en fonction de paramètres climatiques spécifiques et selon les quatre niveaux d’aptitude définis pour le nouveau Fichier écologique des essences (optimum, tolérance, tolérance élargie et exclusion).

Van der Perre R., Bythell S., Bogaert P., Claessens H., Ridremont F., Tricot C., Vincke C., Ponette Q. (2015). La carte bioclimatique de Wallonie : un nouveau découpage écologique du territoire pour le choix des essences forestières. Forêt.Nature 135 : 47-58.

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Références à télécharger

0reader icon special 2 Claessens H., Bifolchi E., Bythell S., Cordier S., De Bont A., Desjonquères A., Iboukassene S., Ridremont F., Van der Perre R., Vincke C., Ponette Q. (2014). Le nouveau Fichier Écologique des Essences. Pourquoi et comment ? Forêt Wallonne 129 : 60-70.

0reader icon special 0reader icon special 0reader icon special 24 Weissen F. (1991). Le fichier écologique des essences. MRW, DGRNE, DNF, Jambes, 45 p. (T1), 190 p. (T2) et 205 p. (T3).

 

 

Forêt.Nature 135LIFE Elia : analyse coûts-bénéfices d’une gestion au profit de la biodiversité sous les lignes à haute-tension

Simon de Voghel, Sébastien Pirot, Christophe Bauffe

Le LIFE Elia vise à tester des modes de gestions alternatives sous les lignes à haute tension en forêt. Profitant des opportunités socio-économiques, il propose de la restauration ou de la création de lisières, du pâturage bovin, équin ou ovin, de la fauche avec exportation de la matière végétale, de la création de mares ou encore de la restauration d’habitats naturels comme des landes ou des tourbières.

Après 4 ans, un premier bilan économique a été effectué sur base des coûts réellement engagés par le LIFE. La comparaison avec la gestion classique menée jusqu’ici montre que le seuil de rentabilité des actions du LIFE est atteint entre 3 et 9 ans selon les actions. La comparaison sur 30 ans indique que la gestion mise en place par le LIFE est entre 2 et 5 fois moins coûteuse.

Fort de ces constats, Elia réfléchit aujourd’hui à la possibilité d’étendre à ses 685 km de dessous de lignes à haute tension situés en forêt ces modes de gestion moins onéreux et bénéfiques à la biodiversité. Elia profitera et fera profiter également des autres retombées difficilement chiffrables.

de Voghel S., Pirot S., Bauffe C. (2015). LIFE Elia : analyse coûts-bénéfices d’une gestion au profit de la biodiversité sous les lignes à haute-tension. Forêt.Nature 135 : 59-67.

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Forêt.Nature 135Outils de prévision météo pour les gestionnaires de terrain

Marc Bussers

Forestiers, agriculteurs, hommes de terrain : planifier son travail et son équipement ne s’improvise pas. Parmi la pléthore de sources d’informations disponibles, nous vous proposons une petite sélection d’outils météo glanés auprès d’une quinzaine d’hommes de terrain.

Les liens météo

weatherspark.com
meteo.be
weerslag.be
meteobelgique.be
windguru.cz

Bussers M. (2015). Outils de prévision météo pour les gestionnaires de terrain. Forêt.Nature 135 : 68-69.

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Parutions

Ouvrages ou synthèses à télécharger

0reader icon special Protéger et valoriser l’eau forestière

0reader icon special Sylviculture & cours d’eau. Guide des bonnes pratiques

0reader icon special VTT en forêt

0reader icon special Promotion des systèmes agroforestiers

 

 

Prix moyens des bois sur pied : printemps-été 2015

FNEFF

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