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Forêt.Nature n° 142 (janvier-mars 2017)

La revue technique consacrée à la gestion résiliente
des espaces forestiers et naturels

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FO141 AF

L’accessibilité des sites naturels
pour les personnes
à mobilité réduite

Benjamin Snoeck, Séverine Rouet

   
FO141 art

www.hammer-project.eu :
une plateforme pour l’apprentissage
du martelage à travers l’Europe

Philippe Jego, Louis Maire, Javier Cordal, Ruben Garrido, Sébastien Petit, Gabriella Pesce, Ari Vanamo

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FO141 Soignes amé« Qu’est-ce que la forêt pour moi ? » Représentations sociales de la forêt par les enfants de l’Union européenne

Christine Farcy, Anne Herrezeel, Julie Matagne, Thierry De Smedt, Pierre Fastrez, Maria Gafo Gomez Zamalloa, Claire Feuillat

Un nombre croissant de gens habite en ville ; le secteur post-industriel de l’économie occupe un espace grandissant. Les sociologues observent un changement dans la représentation sociale de la forêt. Si elle est appréciée pour les activités de plein air, des études montrent la difficulté pour les jeunes urbains de comprendre l’utilité d’activités comme l’exploitation forestière qui est associée à « tuer des arbres » ou que les multiples fonctions des forêts sont compatibles. Cette représentation dominante génère des conflits avec les professionnels de la forêt. Longtemps vus comme propriétaires symboliques de la forêt, ils devraient à présent considérer de nouveaux modes de communication avec la société basés sur une meilleure compréhension des représentations de la forêt de leurs interlocuteurs, et s’appuyant sur leurs capacités à comprendre les messages complexes associés aux questions forestières. Cet article présente la première étape d’une étude des représentations sociales de la forêt par les enfants sur base d’une analyse de dessins. Plus de 9000 dessins ont été soumis par des enfants de 6 à 10 ans provenant de 23 pays de l’Union européenne dans le cadre du concours « Qu’est-ce que la forêt pour moi ? » organisé en 2013 par la DG AGRI de la Commission européenne. Cette étude exploratoire s’intéresse à un échantillon de 100 dessins. Elle a pour objectif d’identifier des variables utiles pour discriminer les représentations trouvées dans l’échantillon : descriptives et graphiques, sur la propriété foncière, la relation entre l’humain et la forêt ou la psychologie de l’enfant. L’étude va produire une typologie à valider sur un échantillon plus large. Les modèles validés devraient aider les professionnels de la forêt à mieux connaître leurs interlocuteurs et à élaborer des stratégies de communication qui tiennent mieux compte de ces représentations des forêts.

Références à télécharger/consulter

0reader icon special 2. Bodson D. (2005). Comprendre les perceptions, les usages et les significations de la forêt en 2005. Forêt Wallonne 79 : 19-28.

0reader icon special3. Hunziker M., Frick J., Bauer N., von Lindern E., Graf O. (2013). La population suisse et sa forêt. Rapport relatif à la deuxième enquête menée dans le cadre du monitoring socioculturel des forêts (WaMos2). OFEV et WSL, Berne, 92 p.

0reader icon special 7. Matagne J., Farcy C., De Smedt T., Fastrez P. (2014). Assessing the cognitive autonomy of audiences with respect to tree and forest-related media messages. In : Miner C., Sands Y., Hugo P. (éds), Communicating forest science. IUFRO communications and public relations working party and the International Union of Forest Research Organizations, Vienna, p. 85-94.

0reader icon special 8. Rametsteiner E., Eichler L., Berg J. (2009). Shaping forest communication in the European Union : public perceptions of forests and forestry. Ecorys Research & Consulting, Rotterdam, 127 p.

0reader icon special 9. Rametsteiner E., Kraxner F. (2003). Europeans and their forests : what do europeans think about forests and sustainable forest management ? FAO/UNECE Forest Communicators Network, Vienna, 56 p.

0reader icon special 10. Seto K. C., Fragkias M., Güneralp B., Reilly M. K. (2011). A meta-analysis of global urban land expansion. PLoS ONE 6(8), e23777. 11. World Bank (2014). World development indicators.

 

 

FO141 Soignes comTraçabilité et qualité des semences et plants forestiers

Hélène Klinkenberg, Damien Winandy

Pour réussir un boisement, il est indispensable de bien choisir ses provenances de plants et d’avoir la garantie de leur origine. C’est pourquoi la production et le commerce des matériels forestiers de reproduction (MFR) sont réglementés et contrôlés au sein de l’UE. Seuls les opérateurs enregistrés auprès de la Direction de la qualité (SPW, DGARNE, DD) et contrôlés par celle-ci peuvent commercialiser du MFR. Les semences sont prélevées uniquement dans les peuplements, vergers à graines… sélectionnés par les autorités. La récolte est faite sous contrôle officiel. Pour chaque lot récolté un « certificat-maître » est créé. Son numéro accompagne les semences, puis les plants, jusqu’à leur installation en forêt. Les MFR sont toujours accompagnés d’un « document du fournisseur ». Ce document standard fournit à l’acheteur toutes les informations concernant l’origine et les caractéristiques du matériel. La circulation du MFR est libre au sein de l’UE. Sa traçabilité est garantie par la transmission d’informations entre les différentes autorités nationales ou régionales. Des transferts sont également possibles à certaines conditions avec d’autres pays. Toutes ces dispositions garantissent au sylviculteur de disposer du meilleur matériel pour réaliser ses boisements.

Références à télécharger/consulter

0iconweb 1. Arrêté du Gouvernement wallon du 15 mai 2003 relatif à la production et à la commercialisation des matériels forestiers de reproduction.

0iconweb 2. Décision 2008/971/CE du Conseil du 16 décembre 2008 concernant l’équivalence des matériels forestiers de reproduction produits dans les pays tiers.

0iconweb 3. Décision d’exécution (UE) 2015/321 de la Commission du 26 février 2015 modifiant la décision 2008/989/CE autorisant les États membres, conformément à la directive 1999/105/CE du Conseil, à décider de l’équivalence des garanties offertes par les matériels forestiers de reproduction destinés à être importés de certains pays tiers.

0iconweb 4. Directive 66/404/CEE du Conseil, du 14 juin 1966, concernant la commercialisation des matériels forestiers de reproduction.

0iconweb 5. Directive 1999/105/CE du Conseil du 22 décembre 1999 concernant la commercialisation des matériels forestiers de reproduction.

0reader icon special7. DGA, DGRNE (SPW) (2005). Règlement de contrôle pour la production et la commercialisation des matériels forestiers de reproduction, 29 septembre 2005.

 

 

FO141 SaumonPrès de 20 ans après sa grave crise sanitaire, où en est la hêtraie ardennaise ?

Hugues Claessens, Laureline Claessens, Charlotte Longrée, Laurence Nivelle, Benoît Tahir, Jonathan Lisein, Hugues Lecomte

En 1998 débuta une des crises majeures à laquelle la hêtraie ardennaise dû faire face. Un coup de gel brutal après des températures automnales douces, provoqua une nécrose du cambium. Cela attira différentes espèces de scolytes, apportant avec eux des spores de champignons lignivores qui attaquèrent les arbres affaiblis, provoquant la mort d’un nombre important de hêtres. Plus d’un million de mètres cubes de bois furent touchés par ce phénomène qui fut appelé, à tort, « maladie du hêtre ». Un dispositif de monitoring fût mis en place dès l’année 2000, ayant pour objectifs de déterminer l’évolution des symptômes et les indices précurseurs à leur apparition. Le suivi à long terme de ce dispositif, ainsi que les données de l’IPRFW à une échelle plus large, ont montré la dynamique du phénomène et permettent d’affirmer que la crise sanitaire est bel et bien terminée. Cependant, depuis 2008, les données de l’IPRFW mettent en évidence que l’état sanitaire des hêtraies se détériore, sans que l’on puisse en identifier les causes.

Références à télécharger/consulter

0reader icon special 1. Alderweireld M., Ligot G., Latte N., Claessens H. (2010). Le chêne en forêt ardennaise, un atout à préserver. Forêt Wallonne 109 : 10-24.

0reader icon special 3. Huart O. et al. (2003). Le point sur la maladie du hêtre en Wallonie. Forêt Wallonne 64 : 2-20.

0reader icon special 4. Latte N., Kint V., Drouet T., Penninckx V., Lebourgeois F., Vanwijnsberghe S., Claessens H. (2015). Dendroécologie du hêtre en forêt de Soignes. Les cernes des arbres nous renseignent sur les changements récents et futurs. Forêt.Nature 137 : 24-37.

 

 

FO141 AleasLes landes sèches et nardaies. Bilan de 25 ans de restauration et de gestion en Wallonie

Philippe Frankard, René Dahmen

Article du colloque « La gestion de la biodiversité… 25 ans après », 13/11/14

La plupart des landes sèches et des nardaies sont des habitats secondaires, qui dérivent du déboisement de formations forestières soumises par la suite aux activités agropastorales. Ces habitats se sont maintenus au fil des siècles grâce à ces activités humaines modérées. À partir du 19e siècle, ils ont progressivement été transformés en milieux agricoles intensifs ou boisés. Quant aux surfaces reliques abandonnées, elles se reboisent naturellement ou sont envahies par les graminées sociales. Depuis 25 ans, diverses actions de restauration sont menées dans ces habitats. Elles ont permis de restaurer environ 620 hectares de landes sèches et 125 hectares de nardaies. Par ailleurs, 400 hectares de landes sèches et 540 hectares de nardaies font actuellement l’objet de mesures d’entretien plus ou moins récurrentes.

Références à télécharger/consulter

0reader icon special 12. Frankard P. (2014). Les nardaies montagnardes à Meum athamanticum du plateau d’Elsenborn (Est de la Belgique). Évolution spontanée depuis l’arrêt des pratiques agro-pastorales. Impact de la gestion conservatoire par la fauche ou la mise à feu contrôlée. Lejeunia 192 : 1-30.

0reader icon special 18. Gimingham C. H. (1992). The lowland heathland management handbook. English Nature Science, Peterborough, 99 p.

0reader icon special 21. Lake S., Bullock J. M., Hartley S. (2001). Impacts of livestock grazing on lowland heathlands. English Nature Research Reports 422, 143 p.

0reader icon special 28. Wibail L., Goffart P., Smits Q., Delescaille L.-M., Couvreur J.-M., Keulen C., Delmarche C., Gathoye J.-L., Manet B., Derochette L. (2014). Évaluation de l’état de conservation des habitats et espèces Natura 2000 en Wallonie. Résultats du rapportage article 17 au titre de la Directive 92/43/CEE pour la période 2007-2012. DGARNE, DEMNA, Direction de la Nature et de l’Eau, 277 p.

 

 

FO141 LatteRéponse des odonates à la restauration des tourbières ardennaises

Denis Parkinson, Philippe Goffart, David Kever, Grégory Motte, Oliver Schott

Article du colloque « La gestion de la biodiversité… 25 ans après », 13/11/14

Au vu des nombreux nouveaux plans d’eau créés, un effet positif sur les odonates des travaux hydrologiques de restauration menés dans le cadre des récents projets LIFE « tourbières » dans les milieux tourbeux de Haute-Ardenne était prévisible. Cette étude, ciblée plus particulièrement sur les espèces spécialistes des tourbières, montre effectivement une évolution positive des populations concernées de ces espèces, du fait des travaux de restauration : augmentation de la diversité spécifique et des abondances, extension de l’aire de répartition des populations à l’échelle locale et régionale. Sur base de l’analyse d’un jeu de données collectées dans les Hautes-Fagnes suivant une méthodologie spécifique, des résultats préliminaires sont également présentés concernant l’influence de différents facteurs environnementaux sur la colonisation des nouveaux plans d’eau. Ces résultats encourageants montrent tout l’intérêt de la réalisation de travaux de restauration à une échelle régionale et la très bonne réactivité à court terme des odonates à ces interventions. La capitalisation future des bénéfices déjà observés de ces projets pour la biodiversité wallonne sera dépendante du suivi de la gestion future des sites restaurés, au travers de la mise en œuvre des plans de gestion élaborés dans la foulée des projets de restauration.

Références à télécharger/consulter

0reader icon special 8. Plunus J., Parkinson D., Frankard Ph., Dufrêne M. (2014). Le dernier maillon de la chaîne des tourbières des hauts-plateaux ardennais : le projet LIFE+ « Restauration des habitats naturels de l’Ardenne liégeoise ». Forêt Wallonne 128 : 38-49.

0iconweb GT GOMPHUS

0iconweb Meta-projet LIFE de restauration des tourbières de Haute-Ardenne

  

FO141 CCLes peuplements à bouleau en forêt wallonne : reflet de la sylviculture du 20e siècle

Héloïse Dubois, Nicolas Latte, Hugues Claessens

Compte tenu des changements globaux, le bouleau est désormais une essence forestière incontournable. Cet article présente la typologie des peuplements à bouleau en forêt Wallonne. Celle-ci compte 18 types, très diversifiés, qui reflètent la sylviculture du passé. On peut les rassembler en contextes : les peuplements pauvres en bouleau (61 %), les boulaies mélangées (21 %), les boulaies pures (10 %) et les taillis (8 %). Le chêne est le compagnon le plus fréquent du bouleau. Malgré qu’il n’était pas favorisé par le sylviculteur, le bouleau s’est pourtant bien maintenu en forêt wallonne, à tel point que les surfaces qu’il occupe sont en extension. Dans les peuplements les plus anciens, le bouleau procure un rôle écologique, peut servir d’abri à la régénération d’autres essences et fournit du bois apprécié pour le feu et la papeterie. Mais au vu de ses caractéristiques sylvicoles, seuls les stades jeunes (fourrés et perchis) peuvent encore être traités de manière à produire, en mélange ou en peuplement pur, du bois d’œuvre de bouleau. La mise au point d’itinéraires de sylviculture fera émerger de nouveaux types de peuplements pouvant produire du bois de qualité sciage et déroulage.

Références à télécharger/consulter

0reader icon special 1. Claessens H., Perin J., Latte N., Lecomte H., Brostaux Y. (2010). Une chênaie n’est pas l’autre : analyse des contextes sylvicoles du chêne en forêt wallonne. Forêt Wallonne 108 : 3-18.

0reader icon special 4. Rondeux J., Lecomte H. (2010). Inventaire permanent des Ressources Forestières de Wallonie (IPRFW) - Guide méthodologique. DNF, DGO3, Jambes, 163 p.

0reader icon special 5. Van der Perre R., Bythell S., Bogaert P., Claessens H., Ridremont F., Tricot C., Vincke C., Ponette Q. (2015). La carte bioclimatique de Wallonie : un nouveau découpage écologique du territoire pour le choix des essences forestières. Forêt.Nature 135 : 47-58.

  

 

FO141 portfolio  

Portfolio. Hautes-Fagnes

Franck Renard

franckrenard.com

 

 

 
FO141 Forestry Pro  

Anoures et urodèles.
Reconnaissance rapide
de nos principaux batraciens

Laurence Nivelle

 

 

Parutions

Ouvrages ou synthèses à télécharger

0reader icon special Les espèces exotiques envahissantes

0reader icon special Panorama des filières bois-énergie et agrocombustibles en Wallonie

0reader icon special Le paysage au coeur des dynamiques d’intelligence territoriale

0reader icon special Prendre en compte les mares dans les projets d’aménagement communaux

0reader icon special Bulletin technique de l’Administration de la nature et des forêts en matière de gestion de la faune sauvage et de chasse n° 4

 

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